La vie est presque un long fleuve tranquille à Marseille et à Lyon. Alors que le milieu marseillais enterre ses morts, un homme est abattu, ce 30 mai 2018, en pleine rue à Vaulx-en-Velun, par un tireur qui a aussitôt pris la fuite. L'information est confirmée par un responsable de la police, joint par téléphone. En 48 heures, c'est la troisième affaire similaire constatée dans le grand Lyon. "Je ne crois pas aux coïncidences" explique un grand flic Lyonnais.

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Il y a moins de quarante-huit heures, blastingnews titrait Lyon : le sang des caïds pourrait couler.

Il est probable, pour certains policiers, "qu'une recomposition des territoires et des décideurs du milieu se redessine" avec en ligne de mire le contrôle de grandes villes, de grandes banlieues, pour contrôler la vente de drogue, mais aussi les filles," comme dans une ville voisine Grenoble en passe d'être la capitale de la prostitution, activité très lucrative pour les souteneurs. D'autant plus que de nouvelles figures, très voraces, veulent se faire un nom et gagner beaucoup d'argent en très peu de temps.

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Le milieu marseillais sous le choc

Dans la cité phocéenne, les caïds traditionnels sont très affectés par la perte d'une dizaine de cadres depuis le début de l'année. "Les familles marseillaises ont tout fait pour identifier celles et ceux qui leur ont fait du mal" précise un commissaire de police de Marseille, contacté par téléphone. "Dans la cité phocéenne, les familles traditionnelles et certains grands noms disposent d'énormes moyens financiers et de porte flingues fidèles.... Dans ce type de conflit, l'argent, les indics, les adresses, les habitudes des caïds des familles adverses, ont une énorme importance. Ceux qui ont beaucoup d'argent peuvent acheter beaucoup de choses".

Du côté de Lyon, l'homme touché par balle à Vaulx-en-Velun a été grièvement blessé et transporté à l'hôpital.

Il s'agirait d'un homme âgé d'une vingtaine d'année, dont l'identité n'a pas été communiquée par les services de police. Enquête oblige ! Les policiers, qui ont été joints par téléphone estiment que le modus operandi ressemble à un règlement de compte. D'abord par la précision du tir. Ensuite par la fuite très rapide du tireur, volatilisé dans les secondes qui ont suivi. L'enquête ouverte ce 30 mai tente de déterminer les raisons de cette nouvelle tentative d'assassinat, dans la banlieue d'une grande ville dont le ministre de l'intérieur Gérard Collomb est maire.

"Nos services subissent une certaine pression de Paris" lâche, avec amertume, un policier proche de l'enquête, joint par téléphone.

"Les enquêteurs font le maximum pour identifier les auteurs des tirs de ces trois derniers jours" ajoute le représentant de la loi. L'ennui, dans ce type d'enquête, c'est que les "collaborateurs" du milieu sont peu loquaces, même sur un lit d'hôpital. L'omerta est toujours la règle.

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