La tendance de la consommation raisonnée est un phénomène provenant d'abord d'un réel besoin de l'homme à se développer dans une vie simple et d'engager, pour ce faire, un fulgurant retour aux sources. Même si cette nouvelle manière de vivre permet de faire de nombreuses économies financières, cela ne suffit pas à être le moteur de ce changement de vie. En effet, chaque année des dizaines de personnes et le plus souvent des couples passent le cap d'une nouvelle voie faite de nature et de respect de la vie en prenant le parti de se concentrer sur leurs besoins plutôt que sur leurs envies.

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Mais face à la mondialisation et à la loi de la finance, il reste des contraintes et des obligations, notamment en France, qui ne permettront jamais, aux extrémistes de la consommation raisonnée, de réaliser leur rêve du "zéro argent".

La consommation raisonnée comme une nécessité

C'est donc d'abord un changement d'état d'esprit pour ne pas dire une véritable révolution spirituelle qui s'empare d'une part de la population et qui la pousse, non pas à rejeter le système en place mais, à en adapter l'usage à leurs croyances et surtout à ne plus en être, selon eux, des victimes.

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On voit alors fleurir aux quatre coins du monde : maisons autonomes et écoconstruction, micro-élevages, bassin de traitement de l'eau de pluie ou du puits, panneaux solaires et éoliennes, retour à l'agriculture familiale, médecines alternatives et herboristerie, système d'éco-éducation des générations futures dans le but de démontrer la capacité de l'homme à vivre sans argent. Et si tout le monde peut réussir à vivre ou à survivre selon ce principe, il est en réalité certaines prédispositions qui font que l'on sera plus facilement enclin à s'orienter vers ce Mode de vie.

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En d'autres termes, ce seront rarement des banquiers ou des publicitaires de métier, souvent très attachés à la matérialité de la vie, mais plutôt des personnalités moins terre à terre comme des artistes, des voyageurs ou encore des spectateurs, par leurs expériences, de la nature profonde du monde qui seront pris, un beau jour, dans la spirale de la consommation raisonnée comme une nécessité à leur bien-être personnel.

Et, là où bon nombre d'entre nous verrons dans leur choix un mode de vie fait de contraintes et de privations, c'est en réalité, pour les extrémistes de la consommation raisonnée, une véritable source de bonheur et de liberté sans laquelle ils ne pourraient plus vivre.

Limiter ses besoins : contrainte ou bien-être

La consommation raisonnée se retrouve partout, dans l'alimentation d'abord où la nature humaine est prise de manière stricte et même si le goût reste important ainsi que la qualité des produits ou le coté convivial du repas, c'est toute l'éducation alimentaire qui est revue de manière à être à la fois équilibrée et sans excès.

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Bon nombre de produits dits inutiles à l'organisme sont donc à bannir par leur provenance trop lointaine ou leur dangerosité nutritive comme le sucre. Peu de place donc pour un encas plaisir dans cette approche de la naturopathie qui se préoccupe particulièrement de la santé humaine. Limiter ces besoins, chez les extrémistes de la consommation raisonnée, ne s'arrête pas là et touche finalement tous les domaines de la vie par divers stratagèmes comme la récupération d'objet de seconde main, l'entraide, et l'achat raisonné sur le long terme devant entrer dans un circuit d'économie d'énergie, de matériaux respectueux de la nature et de durabilité à long terme.

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La consommation raisonnée privilégie donc des méthodes de travail non agressives, des matières pouvant facilement se réparer ou se laver plutôt que de jeter et c'est finalement une contrainte de temps qui interpelle le non-initié dans ce mode de vie. De plus, il existe une véritable volonté de contrôler son existence et de ne plus être tenu par certaines règles du système comme être indépendant des aides gouvernementales comme les Pole emploi, CAF, aides sociales ou encore RSA qui, au-delà de l'image d'être une simple aide financière permettant de consommer "sans travailler", apporte également leur lot d'obligations dans lesquels l'extrémiste de la consommation raisonnée se voit, en contre-partie, plutôt comme tenu en laisse et dévaloriser : obligation de scolarité des enfants, obligation de rendre des comptes et d'être assisté dans toutes leurs décisions, impossibilité de voyager plus de 4 semaines consécutives par an même dans un département voisin, etc.

Néanmoins, les bienfaits d'une vie totalement maîtrisée, à la fois active et calme, n'étant plus à prouver tant d'un point de vue physique que psychologique, il faut bien reconnaître que la notion de contrainte n'aura de sens que pour les spectateurs encore bien ancrés dans notre monde réglementé et où il faut toujours aller plus vite.

Impôts, obligations, regard des autres, qu'avons-nous le droit de ne pas payer

Difficile aujourd'hui de devenir auto-suffisant au point de ne plus être tenu par aucune contrainte financière. En effet, il ne suffit pas d'acheter un terrain, d'y planter sa tente et de vivre d'amour et d'eau fraîche pour vivre en paix. En réalité, en matière d'impôt, seul vivre sur un terrain public et en toute illégalité, en pleine forêt par exemple, peut vous exonérer de l'impôt obligatoire comme la taxe foncière, la taxe de séjour, la taxe d'habitation ou encore aux assurances des biens et locaux à laquelle la majorité des Français est obligée de se soumettre. Vous seriez alors considéré comme sans domicile fixe avec toutes les contraintes que cela représente surtout si vous avez des enfants. L'accès à l'eau et à la nourriture est lui aussi réglementé, s'il vous vient dans l'idée de pécher ou de chasser sans permis vous seriez alors dans l'illégalité et potentiellement susceptible de recevoir belle amende qu'il vous faudra régler avec de l'argent bien évidemment.

Même chose pour les micros-élevages sur terrain privé qui sont soumis à des obligations de vaccination à des règles d'élevage plus ou moins strictes selon les cas. L'agriculteur est quant à lui soumis à l'obligation annuel d'achat de graines, impossible donc de réutiliser les graines tombées de l'année précédente, elles sont désormais hybrides et stériles.

Et si vous n'êtes pas raccordé au réseau électrique et de l'eau courante, au-delà du simple fait que vous serez limité pour justifier de votre adresse postal, c'est aussi sur la question d'assainissement et de salubrité qui faudra se défendre auprès de la mairie mais aussi de la protection de l'enfance si vous avez des éco-bambins.

L'éducation raisonnée des enfants : un dossier brûlant voire indiscutable

Ecole obligatoire à partir de 3 ans, vaccination obligatoire et droit des enfants contre les châtiments corporels, il devient difficile d'élever ses enfants comme bon nous semble. En effet, même si certains décident de ne pas scolariser leurs enfants afin de leur apporter une éducation plus proche de leurs valeurs personnelles, il n'en reste pas moins qu'ils sont tenus par de lourdes obligations aux conséquences parfois dramatiques si elles ne sont pas respectées. C'est ainsi qu'un parent qui souhaite éduquer lui-même son enfant doit prouver sa capacité à le faire, c'est-à-dire avoir un niveau intellectuel et culturel suffisant au regard de l'éducation national ainsi que son engagement à respecter le programme éducatif définit par l'état.

La vaccination, quant à elle, même si nous en reconnaissons tous le caractère utile à certains niveaux, questionne bon nombre d'extrémistes de la consommation raisonnée notamment sur ses effets secondaires ou encore la provenance des matières inoculées à l'organisme. L'obligation de vacciner est en fait une porte ouverte vers la vie en communauté et en société, impossible donc d'entrer en crèche ou en colonie de vacances pour les enfants qui ne seraient pas passé par la case piqûre.

Enfin, sur le dossier de la réprimande ou de la contribution aux taches familiales, là encore la loi est très stricte et encadre les enfants dans une bulle de plus en plus restreinte qui ne laisse aucune place à un système éducatif considéré comme musclée ou pénible. Il vous reste, peut-être, la bonne vieille méthode du coin mais en faisant encore attention de ne pas dépasser le temps réglementaire. Beaucoup de règles donc pour élever nos enfants dans de bonnes conditions et les protéger de toutes les sortes de dangers qu'il nous faut respecter, a défaut de quoi, les parents s'exposeront à des sanctions pénales pouvant aller du simple rappel à l'ordre jusqu'au placement de l'enfant dans les cas considérés comme les plus graves.

A qui appartient la liberté ?

Dans un pays républicain s'appuyant sur un principe des libertés individuelles, il faut malheureusement reconnaître que le mot "liberté" n'a pas le même sens pour tout le monde. En réfléchissant un peu, on se rend à l'évidence que cette idée est un désir utopique puisque la liberté de l'un et, le plus souvent, la contrainte de l'autre. Ceci n'excusant pas tout, notre monde moderne reflète aussi une vérité plus difficile à admettre comme celle que la nature même de notre planète n'appartient pas à tous mais à un petit groupe d'hommes privilégiés qui l'exploite pour leur enrichissement personnel, qu'on ne peut pas élever nos enfants comme nous le souhaitons et que tout est fait pour nous maintenir dans une société de consommation qui est à mille lieues de se concentrer sur nos besoins vitaux mais qui nous vend du superflu et de l'éphémère.

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