Jeudi soir, une femme s'est présentée à l'hôpital à Nord-Charente, avec une blessure au ventre. À son arrivée, elle a indiqué au corps médical qu'elle s'était entaillée elle-même en coupant du jambon. Suspicieux, les médecins ont tout de même émis un signalement.

Après investigations, il s'est avéré que la jeune femme avait finalement été agressée par son mari, âgé de 42 ans. Grâce à sa réactivité, l'épouse a pu être soignée rapidement et ses jours ne sont pas en danger.

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Elle s'en sort avec un mois d'incapacité totale de travail.

Son mari a été interpellé par la brigade de recherche de la compagnie de Confolens. Placé en garde à vue, il sera jugé en comparution immédiate jeudi, par le tribunal correctionnel d'Angoulême. L'homme était déjà connu des services de police et n'en était visiblement pas à son premier acte de violence. Harcèlement, strangulations, coups de poing : la jeune femme vivait un supplice depuis quelques mois déjà.

La violence conjugale en France

On ne cessera de le rappeler, mais une femme meurt tous les 2 à 3 jours sous les coups de son mari. 1000 à 1200 viols conjugaux sont déclarés chaque année, dont 90 % des auteurs sont des hommes. On estime qu'une femme sur dix a déjà subi des violences au sein de son couple. 60 000 violences non-mortelles sont tout de même signalées par an. Si toutes les Femmes victimes de violences conjugales ne décèdent pas, les conséquences n'en sont pas moins gaves : effondrement psychologique, suicides, blessures graves...

N'oublions pas, en revanche de souligner, qu'un homme meurt, tous les quinze jours de violence conjugale également.

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Même s'il s'agit d'une minorité par rapport aux femmes, cela représente 10 000 déclarations chaque année.

Les bons réflexes à avoir

S'il est difficile de sortir d'une telle relation, il est important de connaître les numéros d'urgence à votre disposition. Le 3919 est le numéro le plus important : celui dédié aux victimes de violences conjugales. Bien évidemment, les forces de l'ordre et les secours peuvent aussi intervenir. Il existe également de nombreuses associations comme le Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles.

Au quotidien, des professionnels accompagnent les femmes victimes dans leurs différentes démarches.

Enfin, il faut libérer la parole. Pouvoir prévenir des proches, des voisins, qui pourront éventuellement vous venir en aide en cas de nouvelle agression. Si des enfants sont présents au domicile, informez-les sur l'attitude à adopter lorsque cela se produit. Prévoyez toujours un départ en urgence.

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