Ce week-end, Joakim Noah doit rencontrer les dirigeants dela Fédération Française de Basket pour discuter de l’éventualité de savenue en équipe de France lors du prochain Euro qui aura lieu en France. Mais personne ne se fait vraiment d’illusion. D’autant que ledouble-mètre tricolore doit absolument donner une réponse au sélectionneur Vincent Collet avant la fin du mois demars.

Comme le fils de Yannick Noah a toujours martelé que la tuniquenationale ne semblait pas fondamentale pour sa carrière, un revirement desituation paraît difficile à croire. Il avouait même dans L’Équipe du 4 mars qu’il comprendrait que le coach des Bleus nel’appelle pas en cas de « non-choix » de sa part.

CQFD…

Pourquoi Noah?

Le débat pourrait s’orienter différemment. Finalement,Joakim Noah est-il vraiment indispendable au poste 5 chez lesBleus ? Pas sûr au vu de ses performances récentes avec sa franchise NBAqui patauge pas mal ces temps-ci. L’intérieur français avait montréun réel impact dans le jeu tricolore lors de son unique participation à unecompétition internationale au cours du championnat d’Europe en 2011.



L’équipe de France semble pouvoir vivresans lui, la preuve étant l’Euro 2013 remporté par Tony Parker et sa bande. Tony Parker, soutien indéfectible de Noah face aux critiques, lui avait envoyé unsms en septembre dernier pour le convaincre de participer àl’événement: « Euro 2015 enFrance, tu ne peux pas louper ça ! » Rien n’y fait. Alors, à quoi bonperturber un groupe qui a fait ses preuves par le passé et qui montre desqualités mentales et une solidité rares en équipe de France, tous sportsconfondus ?

De vraies solutionsde rechange

D’autant que les potentiels remplaçants de Joakim Noah sebousculent au portillon pour briguer une place dans la raquette bleue. Et pasn’importe lesquels. À commencer par Rudy Gobert, époustouflant pour sadeuxième saison aux Etats-Unis. L’imposant pivot français s’est imposé comme un titulaire en puissancedans l’Utah après le départ du Turc Enes Kanter pour d’autres cieux.

Et sadernière feuille de stat en date, lors du succès des siens contre Memphis dansla nuit de mardi à mercredi, est juste vertigineuse: 15 points maissurtout 24 rebonds captés (son nouveau record en carrière) en 36 minutes. Ajoutez à cela une qualité de contre insensée, pas de doute, Gobert est unsacré prétendant.

Autre postulant sérieux, Alexis Ajinça qui enchaîne lesperformances intéressantes à la Nouvelle-Orléans depuis la blessure dutitulaire au poste, Anthony Davis.

Habitué à colmater les brèches en équipe de France, leStéphanois apparaît également comme une option de poids, notamment grâce à sonapport offensif entrevu lors du sacre européen de 2013.

Joffrey Lauvergne,fraîchement débarqué outre-Atlantique aux Nuggets de Denver, Colorado possède aussi dejolies cartes dans sa manche. Également présent en 2013, il fait partie intégrante du groupeFrance. Enfin, un autre « Frenchy » estampillé NBA pourrait se mêlerà la lutte au poste de pivot: Kevin Séraphin.

Malgré un temps de jeuassez faible du coté de Washington, le natif de Cayenne pourrait miser sur unepotentielle complémentarité sous le cercle avec Rudy Gobert. Vincent Collet atoujours un œil sur lui comme sur le limougeaud Adrien Moerman qui pourraitcoiffer tout ce beau monde au poteau.

La présence de Joakim Noah au sein du groupeFrance ne paraît pas si indispensable que cela. Derrière lui, bon nombrede joueurs affluent et n’ont rien de simples faire-valoir. Bien au contraire.Peut-être l’occasion de clore définitivement le sempiternel débat sur JoakimNoah en équipe de France.

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