Si la Ligue 1 est unmarathon, alors nous en sommes à la dernière ligne droite. Et cette 36e journée  ressemble fort à des starting-blocks. Car sivous la manquer, peu de chances d’être vainqueur à l’arrivée. État des lieux,enjeu par enjeu.

Letitre : si Lyon chute, c’est fini

C’est mathématique :après cette journée, il restera six points à aller chercher pour chaque équipe.Alors, si le PSG l’emporte vendredi soir contre Guingamp et que Lyon s’inclinele lendemain à Caen, la messe serait presque dite. Il ne manquerait plus qu’àdire amen. En effet, l’OL se trouve actuellement trois points derrière le clubparisien et serait repoussé à six unités si le scénario catastrophe venait à seproduire. À deux journées du terme, inutile de vous faire un dessin. Alors,pour y croire, les Lyonnais doivent l’emporter en Normandie, sans Jallet et N’Jieet espérer un faux pas des Parisiens d’ici la fin du championnat.

Liguedes Champions : Monaco peut plier l’affaire

Si le PSG est qualifié et qu’ilne manque que trois points à Lyon pour en être assuré, la 3e place reste àdécider. Monaco, cinq points devant Marseille et Saint-Étienne, a l’avantageaux points mais pas au calendrier. En effet, les joueurs du Rocher devront sedéplacer deux fois pour une réception, à l’inverse des Marseillais et desStéphanois.

Surtout, en clôture de cette36e journée, l’ASM va jouer dans un Vélodrome qui promet d’être bouillant. Etune victoire de l’OM renverrait Marcelo Bielsa et ses hommes à deux petitesunités de Monaco. Mais une victoire monégasque renverrait l’OM définitivementet laisserait le temps de voir venir les Verts, surtout avec un calendrierfavorable (Metz à domicile pour finir à Lorient).

De son côté, l’ASSE recevraNice avant deux matchs à Évian puis contre Guingamp. Calendrier facile ? L’avenirle dira. Mais Christophe Galtier et ses hommes dépendent beaucoup de ceMarseille-Monaco et des résultats de leurs adversaires directs.

EuropaLeague : qui veut finir 6e ?

En admettant que le PSGbatte Auxerre en finale de la Coupe de France le samedi 30 mai, la 6e placeoffrira une place qualificative pour le 3e tour de qualification de laprochaine Ligue Europa. Et s’il ne fait pas de doute que les 4e et 5e placesreviendront aux deux vaincus pour la course à la 3e place (Monaco, Marseille,Saint-Étienne), l’équipe qui terminera 6e reste encore à déterminer.

Là aussi, il s’agit d’unelutte à trois (Rennes semble trop loin) entre Bordeaux (56pts), Montpellier etLille (53pts chacun). Mais entre le peu d’envie des Montpelliérains et lecalendrier plus que difficile des Lillois (déplacement à Toulouse, réception deMarseille, déplacement à Metz), les Bordelais semblent les mieux armés. Déjànantis de trois points d’avance, Bordeaux possède un calendrier favorable. LesGirondins recevront Nantes pour fermer les portes de Chaban-Delmas, iront àLyon et termineront dans le nouveau stade face à … Montpellier. Même si le match àLyon sera délicat à négocier, ce sont bien les Bordelais qui ont les cartes enmain.

Relégation :qui pour rejoindre Lens et Metz ?

Pour Lens c’est fini, pourMetz ce n’est qu’une question de temps. Relégués à huit points de la 17e place,les Lorrains regoûteront à la Ligue 2 la saison prochaine. Mais ce qu’il s’agitde la 18e place, il reste encore beaucoup à faire. Évian (37pts), Reims(38pts), Toulouse, Lorient et Caen (39pts) sont les premiers concernés. Nice(42pts) et Bastia (43pts), quant à eux, semblent avoir fait le plus dur. Alors,qu’est-ce qui va faire que l’une de ces cinq équipes va descendre ? Lecalendrier, l’état de forme, l’expérience et les confrontations directes.

Pour Évian, se battre pourle maintien est quotidien depuis sa montée dans l’élite. On se souvient duduel, l’an passé, lorsque Pascal Dupraz et ses hommes s’étaient imposés àSochaux lors de la 38e journée pour se sauver et envoyer leurs adversaires enL2. Le scénario pourrait se répéter : Évian reçoit d’abord Reims puisSaint-Étienne avant d’aller à Caen. Deux réceptions, deux adversaires directs :le club savoyard tient son destin.

À Reims, il est l’heure d’agir.Déjà à Évian, puis pour la réception de Rennes. Car pas question de s’attendreà quelque chose lors de la dernière journée au Parc des Princes. Il va falloirpour les Champenois inverser la tendance : une victoire pour six défaiteslors des sept dernières rencontres en Ligue 1.

Toulouse, qui va mieux,possède un calendrier en son avantage avec deux réceptions (Lille et Nice) etun déplacement à Guingamp. De quoi voir venir. Contrairement à Lorient qui vase déplacer deux fois (Metz, Nantes) avant de recevoir Monaco, excellent à l’extérieur.Enfin, pour Caen, si recevoir Lyon et aller à Bastia ne s’annonce pas être unepartie de plaisir, affronter Évian à Michel-d’Ornano lors de la 38e journéelaisse les Normands décider eux seuls de leur sort.

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