La trajectoire de la France durantce mondial est assez facile à décrypter. D’abord à la peine sur la glace etdominée par ses concurrents directs (Allemagne et Suisse), les joueurs de champse sont retrouvés sur les derniers matchs, mais parfois sans leur gardien staret face à des adversaires trop forts. Il a donc fallu attendre pour l’équipe ducoq les tirs aux buts du dernier match pour réussir à se maintenir dans l’élite.Au point-average d’une improbable égalité à trois avec la Lettonie et l’Autriche.

Troismatchs dans le dur

Elle le savait, pour jouerun nouveau quart de finale, l’équipe de France devait remporter au moins deux de sestrois premiers matchs face à l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. Mais,hors-sujet sur la glace, la France a subit. Malgré quatre minutes desupériorité numérique, elle a concédé un tir de plus qu’elle n’en a effectuécontre l’Allemagne. Contre la Suisse, pour 20 tirs lancés, elle en a reçu 35.Enfin, contre l’Autriche, elle a touché le fond : 17 tirs contre 34.

Touché le fond certes, maisgagné. Car Cristobal Huet a tout enlevé : 34/34, une performance de trèsgrande qualité. L’ex gardien de NHL a démontré que malgré l’âge (39 ans), sesréflexes et son physique pouvaient encore servir à la France (96.81% d’arrêtsur ces trois matchs). Mais avec seulement 4 buts inscrits, difficile de fairemieux au niveau du bilan (1-2), même face à des adversaires a priori prenables.

Lesjoueurs se retrouvent contre les gros

Seulement, un choix évidentse posait à Dave Henderson le sélectionneur : Cristobal Huet devait sereposer sur les deux prochains matchs (République tchèque et Canada) pourrevenir en forme pour les deux derniers (Suède et Lettonie).

En effet, le coachavait compris qu’avec ce mauvais départ, le quart de finale n’était plus l’objectif.Celui-ci était désormais de se maintenir dans l’élite.

Et pendant que Florian Hardyet Ronan Quemener se relayaient aux cages, les joueurs de champ se retrouvaient.Dans le coup face aux hôtes tchèques pendant 43 minutes, et ce malgré unarbitrage douteux (1-5 au final), puis héroïques face au Canada (à égalité à la49e minute, les Bleus s’inclinent 3-4), Fleury, Treille, les frères Da Costa etRoussel ont prouvé qu’ils pouvaient faire mieux.

Avec le retour de Huet auxcages, l’équipe de France tenait tête à la grande Suède (2-1 pour elle à la34e). Mais Filip Forsberg, débarqué de Nashville suite à l’élimination desPredators en NHL, douchait les espérances bleues. Et suite aux autresrésultats, le constat était clair : il fallait battre la Lettonie souspeine de descendre en Division IA.

Aubout du bout, la joie

Face aux Lettons, avecHuet dans les buts et une équipe à 100%, pas de quoi paniquer. Et pourtant. LesBleus encaissaient un but par tiers-temps.

Cette fois, Cristobal Huet neréalisait pas de miracles (86.67% d’arrêts). Toujours menés 2-0 à la 48eminute, les hockeyeurs remerciaient Stéphane Da Costa. L’attaquant de Moscousoulageait son équipe qui égalisait ensuite à 5 minutes du terme par Sacha Treille.

Les équipes allaient enprolongations. Le moindre but encaissé reléguerait la France. Mais la défenseveillait. Aux tirs au but, les Bleus réalisaient un 3/3 pendant que CristobalHuet arrêtait le deuxième tir letton. Soulagés et enfin libérés, les Bleus secongratulaient sur la glace.

Dave Henderson et ses assistants se sautaient dansles bras.

Car loin desambitions du début, les Bleus ont frôlé la relégation. Preuve de la densité etdu peu de marge que réserve un championnat du monde de hockey sur glace. Sanstriomphalisme, l’équipe de France peut se féliciter de rester dans l’élite en l’absencede Pierre-Édouard Bellemare, le joueur des Flyers de Philadelphie. Elle peutcontinuer à conserver son objectif en tête : participer aux prochain JO,ce qu’elle n’a plus fait depuis 2002.

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