Force est de reconnaître qu'à un niveau franco-français, Laurent Blancdévore lestitres avec gloutonnerie. Néanmoins, si notre Gargantua national semble friand de cuisses de grenouille, il n'apprécie guère la cuisine d'outre-Manche. Celle-ci se marie très mal à la sauce 3-5-2 déjà servie aux espagnols lors de l'Euro 2012, et réchauffée au micro-ondes cette année en quart de finale de la Champions League face à Manchester City.

Alors oui, c'est plutôt mignon d'enflammer le chaudron à Saint-Etienne ou de faire vibrer le Roudourou tous les week-ends, mais la gestion de la campagne européenne reste la priorité des dirigeants parisiens, qui n'ont certainement pas décidé d'investir l'équivalent du PIB de l'Ouganda dans le club de la capitale pour le seul plaisir de rouler sur un championnat famélique. Ici, c'est Paris. Ici, c'est la coupe aux grandes oreilles, oudes remerciements et laporte dorée.

Au-delà des doutes sur ses compétences de tacticien, le personnage s'avère fastidieux, voire imbuvable lorsqu'il débarque en conférence de presse avec samine exaspérée. Une pincée d'humour, une once de sympathie ou un zeste de charisme seraient sûrement trop demander à celui qu'on surnommait le "Président". Qu'à cela ne tienne ! On se retrouve face à un type transparent, usant d'un vocabulaire pauvre, d'une syntaxe quasiment ribéryienne et d'un ton condescendant ; il apparaît chaque jour de plus en plus agacé par des questions journalistiques pas toujours des plus légitimes sportivement parlant, mais non moins inhérentes à sa fonction de privilégié.

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Hé Lolo, il ne suffit pas de se coller une paire de lunettes sur le bout du nez pour devenir un génie, sinon ton pote Lilian ferait de la politique !

On se souvient d'un Raymond Domenech déambulant au Pôle emploi de son quartier suite à la débâcle de 2010, malgré le chèque à sept chiffres qu'il avait reçu en guise de lot de consolation. Cette fois-ci, grâce aux Qataris, son successeur à la tête des bleus a encore franchi un cap.

Pas celui des quarts, non. Celui de l'indécence. Finalement, la plus grosse trace que laissera l'ancien champion du monde au Paris Saint-Germain, c'est un trou béant de 22 millions d'euros dans les caisses du club. C'est plus que le budget de Troyes, à peine unpourboire pour Nasser et ses potes.

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