« Ô pays des femmes sages »,c’est le tout dernier opus musical de l’artiste Lady B. C’est un concentré de14 titres aux allures diverses, entre perceptions d’une anastrophe de reprise,pardon ! Remix instrumental, et originalité vocale, sonore et parolière.Une véritable ascension exceptionnelle dans l’intrinsèque de tout un chacun.L’autre particularité du quatrième album réside en la production assurée parLady B elle-même, sous le label « Feuk évindi ».

Collaboration

Pour une sauce musicale de la qualité etde la particularité de cet album, la rappeuse bantoue a eu recours à lasensibilité vocale de certains de ses consœurs et confrères, et même d’unhumoriste.

Ce dernier, en la personne de Major Asse, affectueusement appelé parses fans « la copine des copines », apporte une once d’humour dans« Des ombres des bombes », 10ème piste de l’album.Mais de l’humour, on en retrouve dans le style de Boudor du groupe Négrissim,qui partage l’affiche de « Kon don kon » avec les artistes Sadrack etJovi, aux côtés de Lady B. Sahel hip hop intervient dans la plage 9 et la plage8 qui connait aussi la voix de Alima, considérée comme l’une des 10 plus belles dumoment au Cameroun, tandis que Adango salicia zulu et Chap chila sont enfeaturing avec Lady B, respectivement sur les pistes 1 et 4 de l’album.

S’il fallait résumer l’album « Ô paysdes femmes sages », nulle ne saurait mieux le faire qu’à travers « Lavie est une phrase », 8ème plage de cet opus qui commepar enchantement, vient rappeler qu’  « au commencement était laparole… » et par les paroles de cette chanson, le mélomane estconduit dans un voyage dans les les méandres du pouvoir des mots qui bienusités, peuvent construire, ou par mauvais usage, conduisent à la destruction.Et donc, « …par la parole, tout a été accompli ».

Cet accomplissementdont se dégage de la maturité des sonorités et lyrics de celle qui a étébaptisé par ses géniteurs, Obonou.

Obounou, en langue Beti-fang-bulu, renvoieà l’espoir, l’espérance. Une espérance que les mélomanes et fans de l’artisteLady B convoquent pour davantage de preuves prestatoires sur les scènes duCameroun son pays natal, de l’Afrique dont les scènes connaissent sesprestations depuis quasiment une décennie, voire le reste monde.

Concert InstitutFrançais du Cameroun (IFC) à Yaoundé

Mais en entendant, au cours duspectacle de ce vendredi 17 octobre 2014, la Lady du rap Kamer, devenu entre-tempsla Reine du hip hop africain, sous les sonorités de ses musiciens, donne unconcentré de son potentiel sans cesse croissant. Des musiciens cependantdépourvus d’un maillon capital, qui aura donné la pleine mesure de son doigtépour la dernière fois, sur la scène de l’IFC de Douala.

L’artiste connut sousl’appellation d’Arago, passera sa guitare dans l’au-delà. D’où le moment desilence observé, et dont les mélodies de ce doigté, aura transcendentalementchanté dans l’esprit des artistes.

Ne manquez pas notre page Facebook!