Le 25 mars, le concert du rappeur Booba à Lyon était interdit suite à des échauffourées entre jeunes devant la salle le "RedRoom". A l'origine de ces heurts, une vidéo sur Youtube du blogueur Bassem B. alias "Chronic 2 Bass". Bassem s'était fait connaître après les attentats du 13 novembre, à travers une vidéo, dans laquelle il les condamnait avec véhémence. Les propos de l'électricien de 35 ans avait alors été repris par de nombreux journaux, avant que les internautes ne déterrent dans d'anciennes vidéos, ses propos acerbes sur les femmes de sa communauté, ternissant ainsi son image de porte parole musulman modéré.

C'est d'ailleurs pour défendre "l'honneur" de ces femmes qu'il s'était emporté contre le chanteur auquel il reprochait les paroles de son titre "Vrai".

Dans cette chanson Booba annonce "j’vais à la chicha pour les beurettes " : une phrase qui ne passe pas pour le youtubeur. Virulent, comme toujours, Bassem s'emporte alors et c'est depuis l'application Périscope qu'il s'en prend aux noirs en traitant les femmes qui les fréquente de « beurettes-à-nègres ».

Un propos qui fait scandale et qui se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. Aussitôt, les rappeurs Dosseh et Baki Rs condamnent ses propos, comme un grand nombre d'internautes.

Mais le clash parvient à raviver les tensions entre les communautés noire et arabe qui s'écharpent via Twitter ou Facebook, ce qui attire l'attention du hackeur Grégory Chelli connu sous le pseudo Ulcan.

Ce dernier est bien connu, des pontes du Rap pour avoir dévoiler il y a quelques années, sur son chat Viol Vocal, les casiers judiciaires de La Fouine, Morsay ou encore de Rohff... Installé en Israël, c'est en utilisant les mêmes armes que jadis - le canular et le harcèlement téléphonique  - que Gregory se venge, créant ainsi la première "story périscopienne".

En effet, c'est plus de 2000 personnes qui se ruent sur les périscopes des deux nouveaux ennemis pour connaitre les dernières avancées du conflit Bassem/Uclan.

Et les coups bas pleuvent. Quand Ulcan envoie policiers, pompiers et pompes funèbres chez Bassem, ce dernier rétorque en envoyant des amis en bas de ce qu'il pense être l'appartement du père de Grégory, bien entendu tout cela sous les yeux du public de Périscope qui n'en rate pas une miette.

Les rediffusions des vidéos du clash cumulent à ce jour plus de 30 000 vues chacune. Il faut dire que les deux compères savent faire le show : le ton brutal et sec de Bassem se heurte au débit ultra rapide et à la répartie cinglante d'Ulcan. Les deux ont en commun, un talent pour les insultes imagées suscitant encore davantage de buzz. Et la guerre est loin d'être terminée. En effet, aucun des deux hommes ne semblent être prêt à déposer les armes.

Pourtant Bassem s'est excusé (envers la communauté noire) dans une vidéo diffusée sur sa chaine Youtube - piratée depuis par la bande d'Ulcan. Pas suffisant pour le hackeur qui promet d'autres actions.

Ce soir ils étaient plus de 3000, à l'écouter obtenir le casier judiciaire de Bassem auprès d'un commissariat. Les fans se régalent et n'hésitent pas à encourager les deux hommes à aller encore plus loin. Trop loin peut-être ?