A l'heure où le racisme se répand comme une traînée de poudre, il serait bon de se souvenir de quelques études menées par des chercheurs sur l'origine du phénomène. Prédisposition génétique ? Attitude culturelle ? Phénomène de mode ? Revenons sur les réponses qu'ont fournies par ces chercheurs.

Tout d'abord, selon l'étude menée par un groupe de 18 chercheurs, psychologues et généticiens, en 2008:

- il y a génétiquement parlant plus de différences entre deux personnes d'une même origine ethnique qu'entre deux personnes issues de deux groupes ancestraux différents,

- le racisme s'inscrit dans l'éducation et est donc de fait, un comportement social.

Les recherches effectuées par Mr Pierre Roubertoux, professeur de biologie, de génétique et de neurosciences, sur ce même sujet ont prouvé également que l'ADN de deux personnes prises totalement au hasard est semblable à 99.6 %. Adieu donc, le concept de "races".

Jean Gaston et Josué Feingold, respectivement biologiste et chercheur à l'INSERM, ont quant à eux démontré lors de conférences, que la population française, après étude, est un très grand "melting-pot" et que par conséquent il est impossible de taxer le racisme de donnée génétique : il s'agit bien d'un phénomène socio-culturel.

Enfin, Bertrand Jordan, généticien moléculaire de son état, expose dans un article pour un magazine scientifique, la synthèse de ses recherches sur le "phénomène du racisme". Selon son étude, il est inepte de parler de "races" puisque l'ADN humain ne diffère quasiment pas (0.4 %) d'une ethnie à l'autre et que la seule différence notable dans une humanité aussi homogène réside dans la possibilité de rattacher les individus à leurs origines géographiques selon leur génome.

En conclusion, les hommes se différencient entre eux par leur couleur due à une exposition au soleil différente d'un continent à l'autre, par leur environnement (l'homme s'adapte à la nature qui l'entoure) mais certainement pas par leur génome. Dans ce cas et même s'il ne faut pas dire que nous sommes tous frères, il est bien impossible de parler de racisme en termes génétiques, ce n'est qu'un phénomène sociétal. C'est peut-être pire.