Pièce incontournable des derniers défilés automne-hiver, la fourrure refait son grand retour cette saison. Mais comme à chaque fois que le manteau en zibeline ou la toque en renard fait fureur, le débat sur l'éthique de la fourrure refait son apparition. Faut-il vraiment torturer et tuer des #Animaux pour le plaisir des yeux? N'y a-t-il pas d'autres alternatives?

L'option la plus connue, et souvent celle mise en avant pas les associations telles que la PETA, est bien entendu la fourrure synthétique. Très peu coûteuse, éthiquement correcte et à l'aspect presqu'identique à la fourrure naturelle, la synthétique fait fureur dans les rayons des magasins low-cost comme H&M, Zara, et compagnie.

Publicité
Publicité

Elle devient même haute couture grâce à la jeune marque Shrimps, sa créatrice s'amusant à produire des manteaux en fourrure multicolore et au look accrocheur.

La fourrure synthétique reste pourtant écologiquement un très mauvais choix. Il faut savoir que pour la seule production d'un kilo de polyester, 109 mégajoules d'énergie sont nécessaires, et c'est sans compter l'incroyable consommation d'eau, de pétrole et de produits chimiques requis pour obtenir une matière qui, si elle perdra rapidement de sa beauté, mettra des centaines d'années avant de se dégrader.

Utiliser des cadavres

La solution, la vraie, pourrait venir de l'innovation créative de Pamela Paquin, jeune américaine soucieuse de respecter l'environnement tout en jouant avec la #Mode. Celle-ci crée pour sa marque plutôt bien nommée Petite Mort des fourrures à partir, tenez-vous bien, d'animaux morts retrouvés écrasés sur les routes!  L'idée a de quoi surprendre, mais est pourtant tout à fait logique.

Publicité

Aux Etats-Unis, un million d'animaux en tout genre se font écraser chaque jour sur les routes. Alors que l'élevage massacre environ 50 millions d'animaux outre-Atlantique par an! Il suffit de faire rapidement le calcul pour se rendre compte que Petite Mort ne risque pas de manquer de matières premières avant un bout de temps... Selon le Washington Post, la créatrice ne désire pas se faire de l'argent, mais souhaite tout simplement prouver qu'il y a moyen de faire de la fourrure sans dépecer vivants des animaux entassés dans des élevages. À 1000 dollars la pièce, il faudra tout de même attendre un bout de temps avant que ce nouveau genre de fourrure ne se démocratise. Le lapin écrasé que vous verrez sur le bord de la route en rentrant du travail n'aura peut-être plus la même image pour vous par contre...