Imaginez-vous dans votre chambre à 12 ans. Vous enfilez un costume, un déguisement, vous visualisez votre futur métier, le métier de vos rêves. Yassine s'est vu dans un cockpit d'un avion, à peine âgé de 12 ans. Par chance, il a immortalisé le moment. Quelqu'un l'a pris en photo, souriant, le pouce levé.

Il a posté la même photo dix ans après, son rêve exaucé. Blasting News a interviewé Yassine - qui a souhaité garder l'anonymat de son nom de famille - afin d'en savoir plus sur son parcours.

Être dans les airs

Pilote de ligne, voici le métier qui figurait dans la tête du jeune Yassine, 22 ans, originaire de Montfermeil en Seine-Saint-Denis.

Son histoire est sans doute commune. Elle fait sans doute écho à d'autres jeunes filles ou garçons qui sont parvenu.e.s. à poster ce même type de photo, symbole de leur réussite.

Mais celle-ci a franchi les frontières de Twitter, là où le pilote se prénomme @yassbkr_. Rapidement, elle devient virale. 100 000 "j'aime", quelques 22 000 "retweets" à l'heure où cet article est écrit. Finalement ce ne sont pas les chiffres qui importent, mais les réactions. En plein confinement lié à la pandémie du Coronavirus [VIDEO], ce partage sur les réseaux est source d'espoir, peut permettre à des collégiens, des lycéens d'avoir des perspectives, d'avenir.

Loin des clichés

La carrière des pilotes de ligne est synonyme de beaucoup de stéréotypes et la réalité du métier n'est pas forcément connue de tous.

En postant cette photo, devenue virale, le jeune Yassine a démonté bien des clichés sur la profession. À commencer par ses lunettes de vue. Certains ont pensé qu'un pilote ne pouvait pas travailler en étant comme le jeune homme : myope et astigmate. Erreur. S'ils doivent effectivement justifier de 10/10 à l'examen médical de la vue, ils peuvent néanmoins porter des lunettes ou des lentilles de contact.

Afin d'accéder à ce poste, Yassine obtient un Bac S dans un lycée d'Ile-de-France et passe sa Licence de pilote privé qui lui permet de piloter des avions à moteurs (loisirs). Il quitte ensuite la France pour le Royaume-Uni, direction Oxford pour se préparer aux écoles de pilotage. Il échoue une première fois à l'âge de 19 ans; un échec qui d'après ses mots lui ont beaucoup appris. Il enchaîne alors les petits boulots de préparateur de commandes, à prof d'anglais, il s'occupe. "Cette expérience m'a introduit la notion de résilience, d'aller de l'avant" explique-t-il sur son compte Twitter. Il repasse les sélections : Jackpot. Sa formation de pilote peut débuter en 2017 à Southampton, en Angleterre.

Alliant pratique et théorie, ce cursus lui offre notamment l'opportunité d'apprendre à piloter dans un cadre paradisiaque : en Nouvelle-Zélande. À l'autre bout du monde, dans le pays des glaciers et des volcans.

Des heures et des heures de vol plus tard, il obtient sa Licence de pilote commercial. Reste encore une étape : apprendre à piloter, en équipage.

Des milliers de message de gratitude

Sur Twitter, la photo a été posté le 17 avril 2020. Il n'aura suffit que de quelques heures pour qu'on voit apparaître des milliers de message de remerciement, de gratitude, d'interrogations aussi face au métier, au parcours du jeune homme.

Retrouvez ci-dessous un condensé de ces réactions.

Face à ces réactions le jeune homme a évidemment été surpris par le flux généré sur ses réseaux sociaux mais il nous explique : "très vite un sentiment de responsabilité m’a emparé pour que je puisse répondre à tout ceux qui me posaient des questions et répondre à tous les messages de soutien etc...

! C’était un plaisir !".

L'histoire ferait presque un joli pitch pour Disney. C'est d'ailleurs le réalisateur Walt Disney qui disait : "Si tu peux le rêver, tu peux le faire."

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