2U2C revient à Paris pour un nouveau Concert autour du thème "Histoire d'une légende" célébrant cette fois-ci la vie et l'oeuvre du chanteur et acteur égyptien Abdelhalim Hafez.

Et pour s'attaquer au répertoire du légendaire Egyptien Abdelhalim Hafez, c'est un chanteur qui se fait doucement mais sûrement une place de plus en plus grande dans le monde de la musique arabe et il s'agit de Saad Ramadan, un chanteur libanais ayant participé à la version arabe de la Star Academy, au Liban.

Saad Ramadan pour rendre hommage à la légende

Le populaire Saad Ramadan rendra hommage à la vie de cet artiste égyptien, de son vrai nom Abdelhalim Chabana, en interprétant sur la scène des Folies Bergère et en partenariat avec l'orchestre Takht Attourath ses plus grands classiques le vendredi 27 avril, et des images d'archives retraçant la vie et la carrière de celui qui encore aujourd'hui crée l'émoi, seront également diffusées tout au long du concert.

L'art de celui qu allia musique arabe traditionnelle et influence occidentale

Grâce au développement des comédies musicales égyptiennes dans les années 50, celui qui se fait remarquer dès l'école primaire pour ses talents musicaux s'impose rapidement dans des personnages d'amoureux sensibles et romantiques occupant dans le cinéma et la chanson arabes un rôle sur mesure de "crooner".

Il devient ensuite peu à peu l'un des plus célèbres et populaires chanteurs de sa génération, mais également acteur.

Très populaire dans le monde arabe des années 50, pour atteindre au final le statut de légende jusqu'à aujourd'hui, il fut surnommé par les médias arabophones jusque dans les années 70 « Al Andalib Al Asmar » (« le rossignol brun »). Considéré comme l'un des plus grands chanteurs et acteurs de comédies musicales arabes des années 1960, il continue, plus de 50 ans après sa mort, à marquer fortement l'histoire du chant oriental.

Ses performances scéniques et cinématographiques remplies de passion restent impressionnantes et touchantes et lui permettent de devenir une véritable icône.

L'engouement autour du "Sinatra du Nil" est telle qu'à l'annonce de la mort de l'artiste en 1977 à Londres, quatre femmes se suicident. Ses funérailles furent les plus grandes d'Egypte après celles d'une autre légende de la musique arabe, Oum Khaltoum, et celles du président Nasser... Ce concert promet donc d'être un hommage unique à un artiste hors pair.