On ne peut décidément plus faire confiance à personne. En effet, alors que le monde traverse une période délicate et difficile, il est important de se serrer les coudes et de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Pour cela, il est possible de faire des dons à des Associations humanitaires, ces dernières se portent garantes de la bonne utilisation des fonds reçus. Malheureusement, ce mardi 10 novembre, un homme, directeur financier de l'Espace des Deux Rives à Pîtres (27) et l'Armée du Salut à Rouen, aurait détourné pas moins de 500 000 euros pour mener la grande vie. Il faut dire que l'homme avait accès aux fonds des association.

Plus de 20 ans à détourner de l'argent

Les faits remontent à des années mais l'homme a été interrogé au tribunal correctionnel d'Evreux ce mardi 10 novembre. En effet, il était un membre actif de deux associations au milieu des années 1990 et jusqu'en 2003. Son rôle (directeur financier) était clé pour la survie des associations en ayant accès aux comptes de ces dernières, il avait une visibilité sur les rentrées et les sorties d'argent. On rappelle qu'une organisation à but non lucratif doit être à l'équilibre à la fin de l'année. En clair, elle ne peut pas gagner de l'argent sur ce qu'elle reçoit. Selon France 3 Normandie, on lui reproche un abus de confiance au préjudice d'association faisant appel au public pour collecte de fonds" et "usage de faux en écriture".

Si de nombreux citoyens de la région pensaient faire le bien en donnant de l'argent à ces associations, sans le savoir c'est plutôt les vacances de monsieur et madame qu'ils payaient. Egalement, l'homme a su se faire plaisir puisqu'il a pu aussi s'acheter du matériel électronique, un bateau.

Des justifications hallucinantes

Dans les associations, si on sait qu'il y a des bénévoles, il y a aussi des salariés. En effet, si beaucoup donnent de leur temps pour aider et s'investir dans ces dernières, d'autres sont payés pour s'assurer du bon fonctionnement . L'homme a mis en place un plan très bien rôdé.

Avec l'aide de sa femme, membre aussi de l'association, ils ont détourné des subventions publiques. Selon lui, s'il agit de la sorte, c'est parce qu'il devait "récompenser son travail". Si le jugement a été mis en délibéré pour le milieu du mois de décembre, il semblerait que les carottes soient cuites pour l'homme et sa femme. Cette dernière est elle-aussi poursuivie et n'a pas hésité à démissionner de son poste. Bien évidemment, on rappelle à nos lecteurs que personne n'est coupable tant qu'il/elle n'a pas été condamné(e).

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