Lundi 15 Janvier sera le Martin Luther King Day, journée célébrant l’anniversaire du pasteur afro-américain, militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis. Une journée qui ne s’était pas bien passée pour Donald Trump l’an dernier… Cependant, pour l’occasion, et alors que la NBA proposera une longue journée de basket, la célèbre marque d’articles de sport, Nike, nouveau sponsor de la ligue américaine de basket-ball pour la saison 2017-2018 de NBA, propose une collection inédite.

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Alors que les Cavaliers affronteront les Warriors, ce seront plus particulièrement LeBron James, dont l’équipe s’est inclinée face aux Wolves [VIDEO], et Kevin Durant qui devraient porter les nouveaux coloris de leurs chaussures signature.

La LeBron 15, tout comme la KD10, affichent le drapeau panafricain

Rouge, noir et vert se mêlent parfaitement sur la tige de la chaussure, pour un rendu, somme toute, assez sobre. Le design permet de mettre en valeur la date du 13 Juillet 2016, hautement symbolique, puisqu’il s’agit du jour durant lequel Chris Paul, Carmelo Anthony, Dwayne Wade et LeBron James avaient appelé à l’égalité et à cesser les violences armées, lors de la cérémonie des ESPYs d’ESPN.

La chaussure de Durant, elle, voit s’inscrire comme date le jour qui correspond au « Kevin Durant Day », soit le 6 Mai 2014, alors qu’il était élu MVP (Most Valuable Player) pour la première fois de sa carrière. Si le rendu de la chaussure est un peu plus coloré que la LeBron, nous pouvons nous demander si l’ailier des Warriors pourra jouer la rencontre : il a désormais manqué son troisième match d’affilé pour cause d’une blessure au mollet…

Enfin, Kyrie Irving ne jouera pas le 15 janvier, mais participe aussi à la collection Black History Month.

En effet, la Kyrie 4, re-décorée pour l’occasion, tranche complètement avec la LeBron, niveau couleur : si la tige reste blanche, elle se voit recouvrir par le mot « equality », et la chaussure repose sur une semelle aux couleurs vives du drapeau panafricain.

Mais pourquoi dire que trois paires de chaussures sont un appel à l’égalité ?

En plus de rappeler, comme LeBron James que « si on peut être égaux dans le sport, alors on peut être égaux partout », les sneakers ne sont pas seulement un accessoire de sport en salle mais font l’objet, partout dans le monde, d’un véritable culte et sont l’incarnation de la culture urbaine. En effet, l’histoire commence dans les années 80, à Harlem, où, pour se distinguer du style des autres musiciens, le hip-hop adopte le style B-boy : en 1986, Run-DMC sortait d’ailleurs My Adidas. La chanson est une réponse à Gerald Deas, qui avait enregistré “Felon Sneakers”, stéréotypant le B-boy, en l’associant à un voleur, violeur et tueur qui ne pourra jamais s’intégrer dans la société à cause de ses baskets ! Run-DMC répond en renversant les stéréotypes : c’est justement en portant ces sneakers que le groupe a évolué sur des scènes à travers le monde, qu’il est passé de la rue à la notoriété.

Les lacets, accessoire par excellence pour les initiés, ne leur sont pas donnés (par papa-maman) : ils ont dû les gagner.

En fin de compte, les sneakers sont un pur symbole du rêve américain.