Les championnats du monde de Pokljuka débutent mercredi et auront lieu jusqu’au 21 février 2021. Comme depuis 2011, le relais mixte est placé en ouverture. Pour la quatrième fois de son histoire, la ville slovène organise les mondiaux de Biathlon mais dans un contexte très particulier cette année. À l’image de cette première moitié de saison, les biathlètes évolueront devant des tribunes vides, pandémie de coronavirus oblige. A cette occasion, Julia Simon revient sur son début de saison en Coupe du monde et nous parle de l’évènement qui approche à grands pas.

Entretien :

Les championnats du monde en point de mire

Bonjour Julia, tout d’abord, merci d’avoir accepté l’invitation. Ma première question est simple. Nous sommes à deux jours des championnats du monde, comment vous sentez-vous ?

Je me sens plutôt bien. L’entrainement s’est bien passé à la maison. La forme est là. Tous les feux sont au vert.

Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?

C’est la grande question. Bien entendu, on a envie de bien faire. Après, je n’ai pas envie de me mettre de la pression en me disant que je vais ramener tant de médailles. J’aimerais avant tout mettre en place en course ce que je fais à l’entrainement. Si je termine 5e lors d’une course et que j’ai fait 10/10 au tir, je serai satisfaite. Les courses de relais nous tiennent aussi à cœur et on essayera de bien faire.

Comment prépare-t-on des championnats du monde par rapport au pain quotidien de la Coupe du monde ?

Pareil. On prépare les choses de la même façon. J’essaye de ne pas sacraliser l’évènement car c’est le meilleur moyen de se planter. Il faut rester simple, ça reste du biathlon, c’est ce qu’on fait depuis le début de la saison. Il faudra être prêt le jour J, on le sait mais il ne faut rien réinventer.

Une saison déjà historique

Vous avez vécu une fin de mois de janvier incroyable avec deux victoires de suite en Mass Start à Oberhof et à Antholz mais aussi une troisième place en relais, comment avez-vous vécu ces moments ?

Oui, c’était bien, c’étaient des belles courses. Des belles courses à suspense aussi. J’ai réussi à bien m’exprimer. Cela a tourné à mon avantage et cela me donne de la confiance pour les courses à venir et j’essaye de m’appuyer là-dessus pour me dire que je peux faire de grandes choses.

A seulement 24 ans, vous êtes rentrée dans l’histoire du biathlon français avec ces deux victoires de rang en Mass Start, ce qui n’avait jamais été fait dans le biathlon féminin. Vous, vous l’avez fait en dix jours. Je ne vais pas vous demander comment on se sent après une telle performance, bien j’imagine, mais plutôt si cela libère ou si cela rajoute de la pression ?

Ça libère, ça permet de prendre confiance. Je peux compter sur ces qualités de tir rapide et d’engagement.

Ensuite, médiatiquement parlant, on parle beaucoup de ça et les gens m’attendent. Mais quand ça se passe mal, je suis la première déçue. Cela me fait plaisir qu’on parle de cela mais je profite du moment présent. En biathlon, on repart toujours à zéro à chaque course, autant quand c’est bien que quand c’est mal.

Julia Simon, c’est 17 podiums en Coupe du monde dont 3 victoires en individuel, une en relais et deux en relais mixte, je vous souhaite le meilleur et pourquoi pas une première médaille mondiale et qui sait un titre de championne du monde.

Je ne savais même pas pour les podiums (rires)… Merci, bonne après-midi.

L'entretien complet en images :

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