#Maxent Houillon est le nom de naissance de Baptiste Garcia, jeune homme de 23 ans qui s'est fait connaître dans l'industrie pornographique homosexuelle. Il a été aperçu pour la dernière fois lundi 3 octobre dernier, vers 13h, sur la place du tribunal de Perpignan. Depuis, son petit ami, sa famille adoptive et son employeur sont sans nouvelles de lui. Maxent devait commencer un CDI le lundi de sa disparition. Rejeté par sa famille biologique qui vit en Franche-Comté et n'a jamais accepté son homosexualité, Maxent a trouvé refuge il y a deux ans auprès d'une famille adoptive à Perpignan. Sa nouvelle soeur, Natacha, 21 ans, le présente comme son meilleur ami. Elle a publié dès lundi, un avis de recherche sur les réseaux sociaux et a signalé la disparition auprès de la mère biologique de Maxent. Cette dernière ne lui aurait, depuis, demandé aucune nouvelle à ce sujet. Selon son petit ami Chris et sa famille adoptive, Maxent s'était battu pendant deux ans pour décrocher un CDI au bar-restaurant LGBT-friendly Cri-Cri, dans une commune en bord de mer non loin de Perpignan. C'est Christophe Roca, le gérant de Cri-Cri, qui a donné l'alerte à Chris, lorsqu'il ne l'a pas vu arriver au travail.

Maxent était pourtant parti à l'heure, vêtu d'un pantalon jean et d'un pull gris, il portait des baskets noires et un sac à dos bleu marine. Son petit ami, qu'il avait rencontré sur le tournage d'un film et qui partageait sa vie depuis tout juste un an, a exprimé son inquiétude auprès du magazine Têtu : "J’imagine un tas de scénarios et c’est ce qui me déprime le plus. L’hypothèse la plus noire que je me fais, c’est qu’il soit tombé sur quelqu’un de mauvais en stop.

En France, l'homophobie tue 

Les associations LGBT et anti-#Homophobie dont SOS Homophobie, continuent de relayer cette alerte pour disparition inquiétante. Toutes craignent que Maxent ait été victime d'un acte homophobe. Depuis 2013, les crimes homophobes ont explosé en France. Cette année paradoxale qui saluait la légalisation du mariage homosexuel (loi Taubira), voyait aussi l'exacerbation de la violence homophobe. Cette violence s'exprime en France dans les lieux de culte, sur internet et les réseaux sociaux, librement et impunément. Sur Twitter, on voit fleurir plusieurs hashtags (mots-clés) qui appellent à la mort des homosexuels : #IlFautTuerLesHomosexuels, #LesGaysDoiventDisparaitreCar, ou encore #UnGayMort. Les hommes en sont les premières victimes : dans le paradigme du patriarcat, l'homosexualité masculine dérange. Mais la violence homophobe est aussi physique, elle peut aller jusqu'aux enlèvements, aux tortures et aux meurtres. 

Le 12 juin dernier, un individu fusillait une centaine de personnes dans une boîte de nuit LGBT d'Orlando, en Floride, faisant 49 morts. Si au lendemain des attentats du Bataclan à Paris, la psychose règne dans les salles de concert et les terrasses de cafés de France, cette peur sourde de la violence a toujours été omniprésente dans les bars, boîtes de nuit et restaurants LGBT-friendly.

Si vous avez des informations au sujet de la disparition de Maxent Houillon (alias Baptiste Garcia), merci de contacter le commissariat chargé de l’affaire au 04 68 35 70 00.  #alerte enlèvement