"Silvio et les autres", voici le titre du nouveau film de Paolo Sorrentino, réalisateur italien bien connu pour quelques pépites cinématographiques telles que La Grand Belleza ou encore Youth.

Ce nouveau long métrage, loin d'être un simple biopic sur la vie de Silvio Berlusconi, n'est autre qu'une fiction autour de la vie du légendaire propriétaire du Milan AC. Et quelle fiction !

Sorrentino signe ici un nouveau chef-d'oeuvre, loin du simple cliché de l'homme Berlusconi, c'est un film sur sa vision des choses et la vision des autres sur lui-même.

Campé par un Toni Servillo absolument sublime, le réalisateur transalpin propose une version profonde de l'homme dans tout ce que cela englobe, ses bons comme ses mauvais côtés, ses amours, ses obsessions, ses passions et surtout la sympathie d'un personnage que l'on aime détester.

Un Berlusconi sympathique

La réalisation tient de l'orfèvrerie, avec des couleurs magnifiques et des plans dont le réalisateur italien a le secret.

Le scénario bien qu'un peu laborieux au début, réussi à dépeindre un personnage haut en couleur dont l'idée de départ est vite balayée par une narration sublimement élaborée. En effet, à travers ce personnage avide de succès et passionné par les idées de projets, on apprend à découvrir un homme profondément apeuré à l'idée de mourir dans l'oubli.

Obsédé par l'idée de reconquérir sa femme et de retrouver ses talents, par ailleurs jamais perdus, Sorrentino fera de ce personnage, un des plus sympathiques de sa filmographie.

Touchant, lyrique et drôle, Silvio est à l'image de ce film, une perle qu'il faut absolument découvrir.

Des acteurs au rendez-vous

Le jeu des acteurs est irréprochable, notamment celui du merveilleux Toni Servillo et de Alessia Fabiana, qui est absolument époustouflante dans certaines scènes. On pourra tout de même se demander si la première demi-heure du film suivant les pas de Riccardo Scamarcio est réellement nécessaire malgré sa bonne prestation, puisqu'il se retrouve bien rapidement remplacé et éjecté par Silvio Berlusconi.

Que dire aussi de la musique de Lele Marchitelli ? Merveilleuse. Entre les ambiances festives et les accompagnements mélodiques et lyriques de Silvio, voici une BO pas prête de tomber dans l'oubli. Elle participe là aussi à la grandeur et à la sympathie du personnage si décrié de Silvio Berlusconi. Sorrentino semble lui-même obsédé par l'idée de l'être humain dans tout ce qui l'englobe, mais aussi sa peur de disparaître.

Et qui de mieux pour dépeindre une telle obsession que Silvio ?

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