Réalisateur Italien atypique, Franco Zeffirelli s’est éteint ce samedi à Rome à l’âge de 96 ans. Lui qui avait commencé sa carrière en tant qu’assistant de Luchino Visconti, a connu le succès avec des œuvres comme « Jésus de Nazareth » ou « Roméo et Juliette » pour laquelle il reçut non moins d’un Oscar.

Il magnifia Shakespeare et la Bible

Dans les premières réalisations de sa carrière, Zeffirelli se plonge dans l’œuvre de Shakespeare avec « Hamlet » avec Mel Gibson, « Roméo et Juliette » avec Michael York et Olivia Hussey, ou encore « La Mégère Apprivoisée » qui réunira sous sa direction le couple star : Elizabeth Taylor et Richard Burton.

Il rencontrera un succès public mérité pour son adaptation (la plus fidèle et la plus belle, à ce jour) du nouveau testament avec « Jésus de Nazareth ». Une œuvre minutieuse de plus de 6h00, qui passe en revue toutes les étapes, de la naissance à la mort en passant par toutes les rencontres et chaque étape majeure et mineure de la vie du prophète. Le réalisateur impressionne par la qualité de sa mise en scène et notamment pour son goût apparent pour le lyrisme dans ses réalisations.

Et même s’il s’intéresse aux grandes œuvres du théâtre, il y reviendra de manière régulière durant toute sa carrière, son cœur penche déjà depuis bien longtemps pour une autre catégorie jamais adaptée à l’écran.

Alors que ses compatriotes brillent dans les satires sociétales, les comédies ou encore les inspirations de films américains comme les « Westerns », les « Péplums » ou encore les « films d’horreur », lui décide de mettre en image les opéras les plus célèbres et se fait remarquer dans les plus grands festivals comme celui de Cannes en 1986 lorsqu’il débarque avec un « Othello » flamboyant, interprété par un Placido Domingo, sombre et puissant.

Le réalisateur aime l’opéra, et ce dernier le lui rend bien. Il adaptera des œuvres majeures du répertoire lyrique, à commencer par « La Traviata » en 1982 avec déjà Placido Domingo, pour lequel il reçut Bafta et fut une nouvelle fois nominé aux Oscars.

Un réalisateur passionné d'Opéra

Et lorsqu’il n’adaptait pas un opéra, le réalisateur s’en inspirait ou le gardait proche de lui, comme en adaptant la vie du compositeur « Toscanini » en 1988 dans le film du même nom avec Elizabeth Taylor et C.Thomas Howell, ou une biographie de la plus grande cantatrice de tous les temps : Maria Callas dans « Callas Forever » en 2002 avec Fanny Ardant.

Ces dernières années, il avait signé la réalisation pour les projections spéciales en salle de Cinéma de « La Bohème » et « Turando » de Puccini.

Celui dont l’arbre généalogique remontait de manière directe à Léonard De Vinci, luttait depuis longtemps contre la maladie. Ce samedi, elle a eu raison de lui et il est parti rejoindre le maître italien de la Renaissance pour comparer leurs œuvres dont on imagine aisément qu’elles puissent avoir de nombreux points en commun.

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