On connait tous le concept de maison des horreurs. Peut-être vous êtes-vous déjà heurté au Manoir de Paris, à Dark Dream de Marseille ou encore à la maison des horreurs de Universal Studio aux Etats-Unis. Imaginez-vous dans ce contexte où la peur devient attractive. Une adrénaline alimentée par la terreur où on pourrait se croire en plein film d’horreur. Fascinant et drôle, car on sait que c’est un jeu et que rien ne peut nous arriver. Plutôt excitant comme sortie entre amis.

C’est exactement ce que les protagonistes du film Haunt se sont dit.

Le jeu devient réel

Le duo Scott Beck et Bryan Woods, habitués du genre, scénaristes du film « Sans un Bruit », ont réalisé le film Haunt, prévu le 18 octobre prochain sur la plateforme Amazon Prime Video. Eli Roth, maître de l’horreur, réalisateur de Hostel, participe à la production du film. L’histoire de Haunt met en scène un groupe d’amis, à la recherche de sensations fortes, passant devant une maison des horreurs.

Bien évidemment, voulant passer une bonne soirée, ils décident de s’arrêter pour jouer : « Oui, on va faire la fête », comme le déclare un des personnages du film dans la bande-annonce. Mais la fête pour qui ? Pour les protagonistes ? ou pour les psychopathes qui décident de les traquer réellement ? Le jeu devient réel et les protagonistes vont sombrer dans un jeu de massacre. Survivre est la règle.

Les protagonistes, à la recherche d'une aide précieuse pour sortir de là, vont finalement prier pour ne pas être trouvé. Le film s’inscrit dans le genre de l’horreur où les personnages sont en proie à la peur extrême, victimes de rituels sadiques imposés par des tueurs tout aussi monstrueux. La bande-annonce donne le ton du film, avec une succession d’images où les victimes sont regroupées et isolées dans une « maison » où aucune issue ne semble possible.

Toutes ces images sont d’abord rythmées par une petite musique inquiétante, rappelant le film d’horreur Ça, ou Conjuring.

Le masque des Monstres

Comme nous pouvons le voir dans la bande-annonce du film, les victimes ont le visage totalement découvert, donc leur identité est parfaitement visible, à l’inverse des monstres qui sont masqués. Le film joue sur la peur de l'identité qui n'est pas montrée. Le monstre, pour reprendre son étymologie « monstrare » qui signifie « montrer », est visible en soi, par ses actes et son corps.

Mais ce « corps » est dissimulé sous un costume. L’identité est cachée derrière un masque. Les protagonistes n'ont aucune idée de l'identité des bourreaux. Ils savent juste qu’ils vont passer un sale quart d’heure… On se sent plongé au cœur d’un « slasher movie » (psychopathe masqué à la Vendredi 13 ou Scream).

Le huis-clos de l’horreur

Le film Haunt confronte les personnages à leurs peurs les plus sombres.

A en croire la bande-annonce, ils risquent de tous être isolés. Ainsi, nous sommes dans le schéma traditionnel du film d’horreur, où le groupe diminue petit à petit. Le principe de vulnérabilité est parfaitement exposé ici. Un homme, dans un huis clos, seul face à ses peurs les plus extrêmes, pourchassé par plusieurs psychopathes impitoyables.

Le jeu pour qui ?

Au début du film, les protagonistes ont un statut de joueur.

Ce statut va peu à peu changer. De joueurs, ils passent à victimes. Mais le jeu reste un jeu pour les psychopathes. Les protagonistes ne sont plus considérés comme des hommes, mais comme des pions sur un échiquier qu’il faut abattre un par un.

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