Le jour s'est levé en Dominique est l'importance des dégâts se révèle peu à peu au monde. Ce territoire au coeur des Antilles a déjà été touché récemment en 2015 par la tempête Erika qui a fait 31 morts et plusieurs dizaines de disparus. Ce n'est pas seulement l'Ouragan en lui même qui est à craindre mais les répercutions qu'il entraîne sur le terrain. Glissements de terrains, éboulements et autres phénomènes causés par la tempête Erika avaient alors provoqués ce lourd bilan. C'est ce qui est de nouveau à craindre en ce moment dans l'ancienne colonie britannique après le passage de l'ouragan de catégorie 5. Ce dernier a atteint son stade le plus critique aux alentours d'1h30, heure locale (7h25 en métropole).

"Nous avons perdu tout ce qui pouvait être perdu"

Dans un message publié sur Facebook le premier ministre de l'île, Roosevelt Skerrit, envoie un SOS. Il fait par de l'état catastrophique dans lequel la Dominique est plongée. Son propre toit s'est envolé au passage de l'ouragan à l'image de la majorité de ceux de l'île. Les vents de plus de 260 km/h accompagnés de pluies torrentielles n'ont rien épargné. Pendant près de deux heures les habitants de l'île ont ainsi vécu un véritable calvaire. Certains ont pu trouver abri dans des refuges ou sur les hauteurs (principalement les habitants des bords de mer). La Dominique compte environ 73 000 habitants et autant de potentiels blessés ou disparus alors que pour l'instant aucun chiffre n'est communiqué. Il est également urgent à l'heure actuelle de secourir (en plus des blessés) les personnes bloquées à leur domicile.

Le premier ministre souhaite également une aide extérieure comme l'arrivée d'hélicoptères aptes à venir en aide aux blessés les plus graves mais aussi repérer les zones de dégâts les plus importantes. Les accès maritimes et aériens seront sans doute indisponibles plusieurs jours ce qui accentue la nécessité de disposer d'engins aériens tels que les hélicoptères.

Actuellement à New York le président français Emmanuel Macron estime que les ouragans Harvey, Irma ou encore Maria sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Alors, la France, de part son mode de production et de consommation, tient sa part de responsabilité dans ces aléas naturels qui semblent s'intensifier. Aux Etats d'appliquer enfin les mesures essentielles pour réduire ce genre de phénomène mettant en danger chaque année plus de personnes.