La Roumanie a, elle aussi, été mise en avant lors de la conférence de presse de fin d’année du Kremlin. Le président russe y précisait, entre autres, que les Etats-Unis ont quitté de façon claire le traité INF (Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty) et que la Russie ne va pas prendre le même chemin. Vladimir Poutine a aussi souligné, suite à une question de la chaîne Rossiya 1, que Washington a tout simplement créé les conditions nécessaires pour son départ de l’INF.

Les problèmes qui concernent le traité sur les forces nucléaires intermédiaires s’accumulent, et l’homme fort du Kremlin affirme que des discussions sérieuses à ce sujet ont lieu.

Ne ratez pas les dernières informations Suivez la chaîne Inclassables

Sa position par rapport à ce dossier épineux fut aussi précisée : toutes les conditions étaient réunies pour que les USA se retirent de ce traité et, toujours selon lui, ‘’cela ne laisse augurer de rien de positif’’.

D’après ses propos, il est par contre fort peu probable que la Russie renonce à ce traité.

Poutine a aussi souligné que les missiles qui appartiennent au système de protection balistique des Etats-Unis (celles qui se basent sur le système AEGIS) et qui se trouvent en Roumanie peuvent facilement être convertis en missiles nucléaires avec un champ d’action de moyenne distance. Le chef de l’état russe semble inquiet par cette donnée, et a averti les USA risque de mettre en danger la sécurité internationale si ces derniers se retirent de façon unilatérale du nouveau traité START (Strategic Arms Reduction Treaty). Bucarest devient donc, au fil du temps, un centre d’intérêt, et surtout de conflits, qui attise l’inquiétude de Moscou…

Le casse-tête nucléaire roumain

Ce climat d’instabilité pousse la Russie à continuer le développement de son armée et de sa flotte, ce qui est maintenant officiel selon les propres affirmations de Poutine.

Top vidéos du jour

Il s’agit donc bel et bien d’un véritable casse-tête diplomatique, sur fond nucléaire [VIDEO], qui se lève à l’Est. De plus, Moscou et Washington s’accusent de façon réciproque sur ce dossier, les américains affirmant, de leur côté, que les russes développent des roquettes qui ‘’peuvent survoler les champs d’action stipulés par le traité INF’’. Les russes demandent des preuves de cette information, tout en stipulant que le programme américain de drones est une menace pour leur sécurité, et que la mise en place sur le sol européen d’un système de lancement, qui fait partie du programme Aegis Ashore, représente une provocation.

Ce système de lancement est implanté en Roumanie, à Deveselu. Bucarest fait partie du partenariat euro atlantique, car le pays est membre de l’OTAN. La Roumanie devient, donc, de facto, de façon discrète mais certaine un point sensible sur la carte mondiale. Un de plus…