Définitivement, les Tunisiens se souviendront de cette journée du jeudi 27 juin 2019. Dans la même journée, le pays a fait face à une double attaque suicide qui a frappé la capitale Tunis, puis à l'annonce d'un "grave malaise" et d'une hospitalisation en urgence de son président de 92 ans, démocratiquement élu, Béji Caïd Essebsi.

Essebsi hospitalisé, victime d'un "grave malaise"

Sur cette dernière information, les rumeurs sur la mort du président tunisien âgé se sont répandues comme une traînée de poudre.

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Pour rappel, sur la page Facebook de la présidence, on pouvait ainsi lire que Essebsi a été "victime d'un grave malaise et a été transféré à l'hôpital militaire de Tunis". Dans le même temps, son conseiller indiquait sur Twitter que l'état du président était particulièrement "critique" finissant d'alimenter les bruits sur son décès et sur une vacance du pouvoir.

Il faut dire qu'aucune information sur les raisons de ce malaise, ou sur le diagnostic des médecins, n'a été diffusée par les autorités.

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L'état de santé préoccupant du président tunisien nonagénaire ces dernières semaines est pourtant au coeur des inquiétudes de la population qui avait retrouvé une situation politique jusqu'à lors relativement stabilisée.

La communication sur l'état de santé du président est verrouillée

Mais l'hôpital militaire où Essebsi a été admis, aura définitivement verrouillé toute communication et les maigres informations glanées par les journalistes sur place apparaissent difficilement vérifiables.

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Par conséquent, nombre de médias locaux et étrangers n'ont pas hésité à parler de décès et de tournant politique à quelques mois de la prochaine élection présidentielle prévue pour novembre prochain.

A ce jour, l'état de santé de Béji Caïd Essebsi est officiellement "stable". Les proches parents du président qui se sont rendus à son chevet, ont d'ailleurs tenu à rassurer la population tel le fils du président qui évoque quant à lui une "amélioration".

Le premier cercle politique, à l'image de la porte-parole de la présidence et du premier ministre, a rapidement évoqué un état stable, "une légère fatigue" mais un état "conscient", tentant de désamorcer les rumeurs de décès soudain.

Un enjeu politique de taille pour la Tunisie

Il faut dire que, comme pour l'Algérie et la fragilité de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, l'enjeu politique pour la Tunisie est de taille.

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Après l'été, les Tunisiens sont appelés à voter pour des législatives en octobre, puis pour les présidentielles, en novembre, pour lesquelles les principaux partis politiques étaient rentrés en campagne. Enfin, l’absence de Cour constitutionnelle, seule institution habilitée à constater une vacance du pouvoir, menace l'éventualité d'une succession juridiquement valable.

Pour le moment, l'Assemblée tunisienne, sous la présidence de Mohamed Ennaceur, a réuni jeudi les chefs des blocs parlementaires pour évoquer l'hospitalisation du président, sans prendre plus de décision et en assurant qu'aucune vacance officielle de la présidence n'était engagée.

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