Ce lundi 11 mai était le premier jour de déconfinement pour la France. Une fois encore, le comportement des habitants de l'Hexagone est loin d'être irréprochable. Olivier Véran, ministre de la Santé, a ainsi prononcé un discours sur la levée des restrictions en ce mardi 12 mai. Le ministre de la Santé est très prudent et interpelle les Français pour qu'il puisse s'inquiéter : en cas de hausse du nombre de cas de Covid-19, comme c'est le cas chez nos amis allemands, la mise en place d'un nouveau confinement n'est pas à écarter.

La guerre sanitaire n'est pas encore gagnée

La suppression des restrictions et des mesures de confinement a commencé le 11 mai et on ne peut pas dire que la vie d'avant soit déjà de retour.

Les Français peuvent désormais quitter leur domicile sans certificat et se rendre dans certains magasins. [VIDEO] Le Covid-19 est bien présent sur le territoire et le restera encore quelques temps. Bien que certains médecins, comme le professeur Didier Raoult et Michel Cymes, ne savent pas si la deuxième vague de Coronavirus va se produire, nous devons être responsables de tout ce qui peut arriver et anticiper au maximum la situation.

La crise sanitaire a montré que la France, mais pas seulement, n'était pas vraiment prête pour faire face à une telle épidémie. Ainsi, pour Jean Castex, qui avait été chargé par le Premier ministre de coordonner la stratégie du déconfinement, un "reconfinement en urgence doit être anticipé", a-t-il écrit dans son rapport sur le déconfinement publié ce 11 mai.

Il faut dire que depuis lundi, le comportement de certains Français laissent à désirer et à titre d'exemple, les distances de sécurité ne sont pas respectées comme elles devraient, le gouvernement a dû interdire la consommation d'alcool sur les quais de Seine. Dans les transports en commun, notamment les lignes les plus chargées du métro et du RER, la situation a été difficilement gérée par les agents de la RATP.

En revanche, le point positif qui est à noter est le fait que pour porter un masque, les Français font le nécessaire.

L'Allemagne, l'exemple repris par Olivier Véran

Si la situation de la France s'est améliorée et que le nombre de cas positifs ou de décès est en baisse, il est important de garder le contrôle sur la situation.

En cas d'augmentation du nombre de cas, comme ce fut le cas en mars, le ministre de la Santé a déclaré lors de sa visite dans le Val de Marne ce 12 mai : " Si nous ne respectons pas collectivement les gestes de distanciation physique, les gestes barrières, alors le virus repartira. Il n’y a pas de raison qu’il ne reparte pas et si le virus doit repartir, nous serons obligés de mettre de nouvelles contraintes pour protéger les Français. "

La France n'est pas le seul pays dans ce cas et doit faire en sorte d'anticiper au mieux. L'Italie, le Royaume-Uni mais aussi l'Espagne et l'Allemagne se trouvent dans la même situation et ont peur de voir une seconde vague arriver. Il est donc essentiel pour les gouvernements de garder un oeil sur la situation du pays.

Encore une fois, cette gestion permettra de maitriser les arrivées à l'hôpital et donc de pouvoir soigner un plus grand nombre de personnes. Egalement, on peut légitimement penser que le gouvernement souhaite protéger le personnel hospitalier dont la résistance physique et psychologique a été mise à rude épreuve durant les dernières semaines.

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