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La Squadra Azzura ne participera pas au mondial en Russie. Après une défaite en Suède (1-0), les italiens n'ont pas su reprendre en main leur destin à San Siro (0-0). Depuis la coupe du monde 1958, organisée par ailleurs en Suède, l'Italie n'est jamais passé au travers de la compétition reine. Avec 4 victoires, dont 2 finales perdues en 1970 et 1994, l'Italie fait partie, au même titre que l'Allemagne et le Brésil, des nations historiques de la coupe du monde, son absence pour cette édition 2018 est un cataclysme footballistique.

Italie: des choix douteux

Été 2016, l'Italie sort d'un Euro prometteur laissant entrevoir de belles perspectives pour le mondial russe.

Ce n'était qu'une illusion. Lors de ce fameux Euro, les italiens possédait une équipe décrite comme la pire sélection italienne de tout les temps, et pourtant, ils ont réussit à donner une leçon de football à la Belgique et à l'Espagne (2-0 chacun). En effet, malgré la faiblesse individuelle de cette Squadra, l'équipe était porté par un Antonio Conte dont son atout de meneur d'homme à pu donner à cet effectif un collectif en acier et une rage de vaincre infaillible. Suite à la compétition européenne, Conte s'en est aller du côté de Londres laissant veuf les azzuri. Giampiero Ventura est alors devenu sélectionneur à la surprise générale. Le nouveau sélectionneur n'ayant jamais entraîné une équipe de niveau mondial en 30 ans de carrière.

L'arrivée de Ventura rime avec l'arrivée de nouveaux talents qui ont renforcé les individualités de l'équipe.

Nous pouvons alors citer Immobile (actuel "capocannoniere" de Serie A), Belotti, Insigne, Spinazzola, Jorginho, etc. Le sélectionneur n'a rien su tirer de ces joueurs. Lors de la période de qualification, l'Italie n'a jamais montré un jeu attractif et ont même buté face à des nations à leur porté. Le tournant de ces qualifications est le match retour face à l'Espagne à Madrid. Ventura a mit alors en place son 4-2-4 totalement inadapté contre le milieu espagnol. Résultat: 3-0, et le milieu italien, à l'image de Marco Verratti, s'est fait humilié. En ayant mit fin à une décennie d'invincibilité lors des qualifications, la Squadra a alors perdu toute ses certitudes et Ventura n'a su redonner la confiance nécessaire à ses joueurs pour les sublimer. S'en suivirent des contres performances qui ont mené à ce barrage face à la Suède.

Ce barrage avait la saveur d'un piège et ce fut le cas. malgré une grande possession du ballon, l'Italie n'a pu trouvé le chemin des filets et s'est fait avoir sur une frappe déviée, un véritable hold-up à l'italienne.

L'équipe a pêché par une formation peu prompt à la victoire. En laissant des joueurs en forme comme Insigne ou El Shaarawy sur le banc, l'effectif italien s'est tiré une balle dans le pied. De plus, Ventura a persisté à placer Belotti et Immobile dans le 11 onze de départ, 2 joueurs possédant le même profil et donc incompatible. De cette manière, l'Italie n'a pu arracher la qualification [VIDEO], ce qui est triste pour le football.

Un long chantier attend l'Italie

Après les échecs de 2010, de 2014 et la non qualification pour 2018, l'Italie vit avec certitude sa pire décennie. Il faudra alors reconstruire à partir des bases, la fédération en première ligne. Ventura ayant démissionné, la Squadra devra faire appel à un sélectionneur qui leur permettra d'avancer sereinement. Ancelotti semble le candidat idéal, avec son glorieux passé en club et sa grande expérience, il pourra redonner des couleurs à la Nazionale. Le changement passera aussi par les joueurs. Buffon [VIDEO], Barzagli et De Rossi ont annoncé leurs retraites internationales, ces grandes figures de la victoire de 2006 vont laisser la place à une nouvelle génération. L'Italie devra compter sur son vivier de jeunes pour espérer un futur prospère. Sans ces légendes, les Donnarumma, Caldara, Bernardeschi et consorts devront porter le lourd poids d'un maillot bafoué qui mériterait de revenir au premier plan.

Malgré sa non qualification, l'Italie n'est pas morte, loin de là. Plusieurs nations ont vécu ces moments de vides tels que l'Espagne ou la France. La Squadra Azzura a perdu mais va bientôt revenir. "L'important, c'est pas la chute: C'est l'atterrissage"...