Depuis quelques semaines, les Gilets jaunes sont en perte de vitesse. Alors qu'ils tenaient la draguée haute au gouvernement et à Emmanuel Macron, les manifestants semblent désormais errer en perdition. En dénotent de nouveaux échauffourées à Paris, Bordeaux et Toulouse ce week-end. Eminent écrivain français, Alain Finkielkraut aura même fait l'objet d'insultes antisémites et de menaces verbales au passage d'un cortège parisien. Ils étaient en tout cas 41 500 à être descendues dans la rue pour afficher leur colère vis-à-vis du système, selon le décompte dévoilé dans la soirée par le ministère de l'intérieur. Un chiffre en net recul qui laisse présager d'un certain essoufflement.
Le nombre de manifestants décroît de semaines en semaines selon le ministère de l'Intérieur
Près de 300 000 au lancement du mouvement le 17 novembre dernier, ils n'étaient plus que 41 500 samedi 16 février, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur. Des chiffres qui restent majoritairement contestés par les Gilets jaunes.
Le mouvement peine à trouver une unité
L'issue du mouvement des Gilets jaunes reste floue, tant il réunit différents courants politiques de l'extrême droite à l'extrême gauche sans oublier les voix qui ne se reconnaissent pas dans le paysage politique. Des sensibilités diverses qui ont jusqu'ici rendu impossible une structure au niveau national.
Les commerçants affichent déjà leur ras-le-bol
Grandement impacté par les violences qui cheminent, chaque semaine, en marge de la mobilisation, les commerçants crient leur colère. Ils en appellent l'exécutif à une réponse ferme pour un retour à l'ordre dans les plus brefs délais.
Emmanuel Macron remobilise autour de lui avec le Grand débat
Avec la mise en route de son initiative depuis le 15 janvier, Emmanuel Macron reprend des couleurs auprès de l'opinion. Les déplacements du chef de l'Etat à la rencontre des élus et des citoyens suscitent l'intérêt des Français qui participent grandement au Grand débat (6000 réunions et plus de 800 000 contributions en ligne).
Les Français estiment désormais que le mouvement doit s'arrêter
Paru le mercredi 13 février, un sondage Elabe pour BFMTV indiquait pour la première fois qu'une majorité de Français (56%) souhaitaient que la mobilisation prenne fin. Avec les exactions qui ne cessent de se répéter à la marge des manifestations, l'image du mouvement a été grandement écornée.