Ce dimanche 5 janvier à Beverly Hills se tenait la 77e cérémonie des Golden Globes, visant à récompenser les professionnels du cinéma et de la télévision américaine. Parmi les gagnants de cette édition 2020, on retrouvait les séries Fleabag, Succession et Chernobyl, ou encore les films Parasite et Once Upon A Time in Hollywood [VIDEO]. Et si Joker - qui a réalisé plus de 5,4 millions d'entrées rien qu'en France - n'a rien raflé ce dimanche, son interprète principal [VIDEO], Joaquin Phoenix, s'est vu remettre le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour son rôle d'Arthur Fleck.

Ému, le Joker s'est alors lancé dans un discours de remerciements... qui n'a vraisemblablement pas été du goût de la NBC. En effet, la chaîne américaine a choisi de "biper" ou de mettre en sourdine plusieurs passages des propos de l'acteur, rendant son discours incompréhensible et plongeant dans la confusion de nombreux téléspectateurs. "Joaquin Phoenix est sur le point de remporter le prix du discours le plus 'bipé' de la soirée", a twitté un internaute. La raison d'une telle censure ? La myriade de "F-bombs" (terme qualifiant les jurons "Fu¨¨" et "Fu¨¨¨¨¨ en anglais) lancée par Joaquin Phoenix.

Et le langage ordurier de l'acteur n'est pas le seul aspect du discours à avoir marqué la soirée.

Hollywood en prend pour son grade

Au mépris des instructions lancées par l'hôte de la soirée, Ricky Gervais, qui préconisait aux gagnants d'éviter les discours politiques parce qu'ils "ne connaiss(ent) rien au monde réel" et que "la plupart d'entre (eux) ont passé moins de temps à l'école que Greta Thunberg", Joaquin Phoenix s'est tout de même risqué à aborder le problème du changement climatique et de l'hypocrisie Hollywoodienne.

"C'est vraiment bien qu'autant de gens envoient leurs voeux pour soutenir l'Australie, mais nous nous devons de faire plus que cela", a-t-il déclaré avant d'ajouter "Ce sont de bons gestes, mais ce n'est pas assez… C'est bien de voter, mais nous devons parfois prendre nos responsabilités, faire des changements et des sacrifices. On n'a pas besoin de prendre des jets privés pour faire l'aller-retour à Palm Springs." Pendant le discours du Joker, des acclamations - parfois timides - et quelques rires, mais surtout les visages perplexes du public.

Décontenancés par l'émotion de l'acteur, visiblement nerveux, ou médusés par ce tacle à l'opulence Hollywoodienne ? Difficile de trancher. Pour rappel, Joaquin Phoenix s'était plusieurs fois exprimé par le passé sur son aversion pour les cérémonies de prix, notamment les Oscars, qu'il avait qualifié dans une interview en 2012 de "pure connerie".

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