Pour beaucoup, elle est cette jet-setteuse blonde platine à la voix niaise, plus connue pour ses frasques en soirée et son inaptitude à se servir d’un balais dans l’émission "The Simple Life" qu’autre chose. Véritable phénomène médiatique des années 2000, Paris Hilton est souvent considérée comme la première “influenceuse”, bien avant Kim Kardashian, à qui elle a tout appris ou presque. Mais derrière cette apparence glamour et ce sourire toujours plus bright, Paris Hilton mène-t-elle vraiment la vie parfaite qu’elle prétend avoir ? Pendant sept mois, la journaliste Alexandra Dean a suivi l’héritière du fondateur de la fameuse chaîne hôtelière dans son quotidien, de sa chambre à son jet privé, aux quatre coins du globe.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’univers de Paris Hilton n’est pas aussi rose que sa garde-robe.

Paris Hilton : abusée psychologiquement et physiquement

Sur son téléphone dans une chambre d’hôtel à Séoul à 2 heures du matin, Paris Hilton n’arrive pas à trouver le sommeil. En pleine promotion, elle doit se lever dans quelques heures. La jeune femme explique qu’elle est insomniaque, et qu’elle a peur d’aller dormir. La raison ? Chaque nuit, depuis des années, elle fait le même cauchemar dans lequel deux hommes surgissent dans sa chambre et l’embarquent. Cette terreur nocturne tient d’ailleurs plus de la réalité que de la fiction puisque à l’âge de 17 ans, alors que ses parents décident de l’envoyer dans un internat pour adolescents difficiles, elle est réveillée chez elle en pleine nuit par deux hommes qui l’emmènent de force dans ce fameux établissement, sous le regard impuissant de ses parents.

J’ai entendu des cris horribles, comme un cochon qu’on égorge”, se souvient sa jeune soeur, Nicky Hilton. Paris Hilton, qui lutte tant bien que mal, a juste le temps d’apercevoir ses parents pleurer au moment de passer le pas de la porte. Dans cette école, la Provo Canyon School, l’héritière passera 11 mois à se faire crier dessus du matin au soir.

Le personnel disait des choses terribles. Ils me faisaient constamment sentir mal, ils me maltraitaient. Je pense que leur but était de nous briser. Ils étaient aussi physiquement violents, ils nous frappaient, ils nous étranglaient. Ils voulaient que les enfants aient peur, qu'ils aient tellement peur qu'ils obéissent”, raconte Paris Hilton, dont le témoignage rejoint celui de plusieurs anciens pensionnaires.

Paris Hilton : seule, malgré son entourage

S’il y a bien un détail qui marque les spectateurs au visionnage de ce documentaire, c’est combien Paris Hilton est seule. Malgré sa famille, malgré ses amis, malgré son petit-ami et même malgré ses millions de fans. Un père absent du documentaire qui la surnommait “Star” enfant, une mère vraisemblablement ignorante de tous les mauvais traitements subis par sa propre fille lors de ces 11 mois à l’internat, une soeur plutôt condescendante qui lui balance à la figure que la maternité n’est probablement “pas pour elle” et qui lui demande si elle s’est excusée d’en avoir fait baver à leurs parents, adolescente, malgré les traumatismes notables que Paris Hilton traîne encore aujourd’hui.

Piégée dans ce rôle de it-girl écervelée et glamour à la fausse voix de bébé (sa vraie voix, entendue dans le documentaire, est bien plus grave) qu’elle s’est créé il y a plus de 15 ans, celle qui était une enfant “garçon manqué” et aimait les animaux avant d’aimer les frasques raconte sa solitude et son incapacité à faire confiance aujourd’hui. “Ma mère voulait que je sois une Hilton. Moi je voulais juste être Paris”, lâche-t-elle dans le documentaire.

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