Le 23 juin 2016, un référendum a été lancé au #Royaume-Uni : "Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l'#Union Européenne ou doit-il la quitter ?". Le résultat à cette question s'est soldé par une petite majorité de OUI (52%). Le vote a donc été favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Partout dans les médias, on parle de "#Brexit", une expression qui provient de la contraction de "British" et "Exit" pour désigner le scénario de cette sortie remarquée du Royaume-Uni. La rupture s'effectuera deux ans plus tard, à partir du 29 mars 2017, passée la période des négociations nécessaires pour organiser ce départ.

Pourquoi les Britanniques veulent nous quitter ?

Depuis l'adhésion du Royaume-Uni en 1973, l'Europe a bien changé.

Les Britanniques avaient pour but de rejoindre un vaste marché économique, mais se retrouvent finalement embarqués dans une union politique en marche vers une intégration croissante. Déjà imperméable à la monnaie unique, l'euro, à ce jour, le Royaume-Uni justifie sa motivation pour un Brexit sur ces 5 points : contrôler l'immigration, restaurer la souveraineté nationale, quitter un navire qui prend l'eau, s'affranchir des régulations de Bruxelles et commercer librement avec le monde.

En effet, plus de la moitié de l'immigration en Grande-Bretagne provient de l'Union européenne, en particulier des pays de l'Est comme la Roumanie, la Pologne et les pays baltes. La libre circulation au sein de l'UE empêche Londres d'agir sur ses flux migratoires. Le Royaume-Uni souhaite reprendre le contrôle de ses frontières ! Quant à la souveraineté britannique, elle est sacrée.

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La sortie de l'UE rendrait au Parlement de Westminster sa toute-puissance. Concernant l'avenir des petites et moyennes entreprises et de l'agriculture dans l'UE, les normes et régulations imposées par Bruxelles entravent leur liberté d'entreprendre et de se développer. Hors de l'UE, le Royaume-Uni aura la possibilité de reprendre sa place à l'Organisation mondiale du commerce pour négocier ses propres partenariats avec les pays extérieurs.

Le divorce est prononcé

Depuis le référendum qui a statué pour une sortie de Londres de l'Union européenne, des progrès suffisants ont été effectués dans les négociations sur les termes de la séparation afin de passer à la deuxième étape des négociations en ce qui concerne leurs relations commerciales à venir. Après une nuit de discussion, Theresa May la Première ministre britannique et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, ont soldé les termes du divorce à 7 heures à Bruxelles. Une avancée primordiale pour l'avenir politique du Royaume-Uni.

Ce rendez-vous décisif a permis de débloquer la situation auparavant obstruée par trois points : la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande (qui se maintiendra dans l'UE), les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et ceux des citoyens britanniques dans l’UE et les conditions financières du divorce.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est exprimé : "Sur la base du mandat qui m'a été donné par le Conseil européen, la Commission vient de formellement décider de recommander au Conseil européen que des progrès suffisants ont été effectués sur les termes du divorce."

Le plus difficile est à venir

La Commission européenne est désormais prête à commencer les travaux de la seconde phase des négociations. Une étape importante qui se portera sur les relations entre Londres et l'Europe, une fois la séparation prononcée le 15 décembre 2017 lors d'une réunion qui validera le constat de Commission. Donald Tusk, le président du Conseil a averti que "le défi le plus difficile" des négociations était "à venir". Par conséquent, Tusk propose de démarrer les négociations aussitôt sur une période de transition après la date concrète du Brexit.