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Donald Trump surprend encore le monde entier. Le président américain a en effet annoncé qu'il a ordonné le retrait complet et rapide de plus de 2000 soldats américains en Syrie. Le chef d’État en a profité pour déclarer sa victoire face à l’État islamique. Une décision qui prend tout le monde de court, y compris les alliés des Etats-Unis mais aussi la propre administration de Donald Trump.

Durant l'été, les responsables du Pentagone et du département d'Etat avaient insisté sur l'importance de maintenir les forces en Syrie pour assurer la « défaite durable de l'Etat islamique » et d'agir comme un rempart contre l'influence iranienne. « Nous avons vaincu l’État islamique en Syrie, ma seule raison d'être ici pendant la présidence Trump », a pourtant tweeté le président américain.

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2000 soldats américains rapatriés

L'annonce de Donald Trump entre pourtant en contradiction totale avec les évaluations de sa propre administration. En août dernier, le Pentagone a estimé qu'il restait encore 14 500 combattants fidèles à l'Etat islamique en Syrie. Ces combattants ont-ils disparu en l'espace de quatre mois ? Sans doute pas, rendant encore plus surprenante et imprévisible l'annonce faite par Donald Trump.

Porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders a publié une déclaration plus nuancée, affirmant que le retrait des troupes marquait le début de la « prochaine phase » de la lutte contre l'Etat islamique.

Elle assure que les États-Unis pourraient revenir en Syrie à l'avenir si la situation l'exigeait. Une déclaration qui contredit les propos de son propre président.

Les États-Unis pourraient revenir à l'avenir, selon la Maison Blanche

« Il y a cinq ans, Isis était une force très puissante et dangereuse au Moyen-Orient, et maintenant les États-Unis ont vaincu le califat territorial », a déclaré Sarah Sanders. « Nous avons commencé à rapatrier les troupes américaines à la maison alors que nous passons à la phase suivante de cette campagne », poursuit le communiqué, qui met en avant le « succès » américain en Syrie.

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Un haut responsable de l'administration Trump a déclaré que le calendrier du retrait était en cours de décision.

Après le tweet de Trump et la déclaration de la Maison Blanche, le département d'État a annulé un point de presse. Après avoir initialement insisté sur le fait que rien n’avait changé, le Pentagone a publié sa propre déclaration reprenant le discours de la Maison-Blanche sur la « prochaine phase de la campagne » contre l’État islamique.