Depuis la mort de George Floyd, la tension est toujours aussi palpable aux Etats-Unis. Les manifestations sont toujours aussi nombreuses, les affrontements entre la population et les forces de l'ordre ne cessent de s'intensifier. Un policier blanc va être jugé pour le meurtre d'un homme de couleur noir. Les résultats d'une enquête indépendante ont montré que le policier Derek Chauvin avait bien tué George Floyd. Une nouvelle fois, les yeux du monde entier sont braqués sur le pays de l'oncle Sam. Des journalistes du monde entier couvrent la situation et notamment à Minneapolis, où le meurtre a eu lieu.

On peut régulièrement voir des vidéos de débordements policiers sur les réseaux sociaux, comme ce fut le cas à New-York où une voiture de police a foncé sur la foule manifestant contre les violences policières et racistes. Les journalistes sont malheureusement eux aussi pris pour cible.

Mort de George Floyd : des manifestations musclées

Alors que la situation est presque incontrôlable, les scènes de pillage, d'agression sont de plus en plus nombreuses, le président américain Donald Trump, ne fait rien pour arranger les choses, bien au contraire. Depuis son élection, les prises de paroles du puissant homme d'affaires sont toujours très tranchées. Comme on le dit il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

Régulièrement, il pointe du doigt les médias qu'il accuse de propager des Fakes News dans tout le pays.

Si la population est dans la rue pour que justice soit rendue à George Floyd, il ne s'agit pas de mettre un coup d'épée dans l'eau mais bien de faire avancer les choses. La population lutte contre les injustices et en particulier les attaques des policiers blancs sur la population afro-américaine.

De leur côté, les journalistes aussi montrent comment ils sont régulièrement menacés, arrêtés ou même blessés. Et ils ne sont pas les seuls.

Plus de peur que de mal pour les équipes de TF1

C'est sur Twitter que Mathieu Derrien, caméraman pour TF1, a indiqué qu'il avait été la cible d'un tir de balle en caoutchouc et qu'il se trouvait dans la voiture lorsque la scène s'est produite.

L'homme était accompagné de la journaliste Amandine Atalaya qui s'est exprimée sur la situation: "Il y a eu des arrestations à la pelle, et sans aucune distinction ! Des émeutiers, bien sûr, mais aussi des civils très calmes ou bien des journalistes, comme nous", selon des propos relayés par Puremedias.

Toujours selon Amandine Atalaya, ce n'est pas une balle mais bien plusieurs en caoutchouc qui ont été tirées sur la voiture. Les journalistes de TF1 allaient commencer leur reportage quand des militaires les ont arrêtés et rassemblés avec de nombreux autres habitants de la ville. Ils ont ensuite été mis en prison avant d'être relâchés après environ deux heures. Plus de peur que de mal donc pour les journalistes de TF1.

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