Ici, pas d’adage du style : "la famille, c’est le plus important" car c’est une évidence. Personnellement, je viens d’une famille nombreuse du côté de mon père et d'une plus classique du côté de ma mère. Et plus le temps passe, et plus la famille est essentielle à mes yeux même si elle l’a toujours été. Du haut de mes 35 ans, passé de fils, à frère, à mari et enfin à papa, la vie a des étapes qui marquent un homme.

Parrain sonne comme une première responsabilité

Lorsqu’on est enfant, tout est naïveté et bonheur si tout se passe bien dans son entourage, évidemment. On pense à jouer, on va à l’école et on passe un maximum de temps à la maison ou à proximité.

Ce fut mon cas avec mon frère, devant la télé ou dans le pré d’à côté pour jouer au foot ou au basket tout l’après-midi. On grandit et on se rend compte plus tard qu’il faisait bon d'être enfant. Le comble est que, bien souvent, on voulait vite être adulte pour faire des choses "de grands". Je suis donc devenu tous ces hommes mais, volontairement, je n’ai pas cité mon nouveau statut de Parrain (cela fera bientôt 10 ans) car c’est la première fois que je me suis senti un peu responsable de quelqu’un. Un parrain ne sera jamais un papa mais il est le meilleur des remplaçants. C’est du moins comme cela que je le vois. Surtout que je suis le parrain de la fille de mon frère et non d’une personne plus éloignée.

Etant très proche de mon frère, c’est comme un cadeau, un avant-goût de papa avant l’heure. C’est aussi un lien pour la vie qui durera plus longtemps que les nôtres et cette idée me plaît bien...

Elle m’appelle ‘parrain’ et non par mon prénom

Puisque je suis un amoureux des mots, les détails ont leur importance.

Et comme je suis désormais papa, il était normal et logique que mon frère soit aussi le parrain de ma fille. Pas en retour, en simple évidence… encore une fois. Chez nous, nous sommes les meilleurs amis. Mon frère est celui-là. Et avoir eu ma filleule dans les bras m’a offert une sensation nouvelle.

L’entendre m’appeler ‘parrain’ a de la gueule et me fait du bien. Ça pose les choses, ça les clarifient. Même si ce n’est pas vital, un petit rappel fait toujours chaud au cœur. On peut prendre les personnes en photos, la distance (je vis à 10 000 km de ma famille) me fait aimer davantage les miens. Ecrire, pour moi, me permet de marquer les choses noir sur blanc, et de les rendre immortelles. Rien ne remplacera jamais les sensations, les gestes et les odeurs en direct mais ce texte restera. On ne me pourra pas me l’enlever. Autant avoir plus de souvenirs que possible. On ne dira jamais assez aux intéressés qu’on les aime, alors une fois de plus…

A ma filleule (Zouzoul), Emma,

A mon parrain, Pierre

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