Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National, a publié dimanche 18 février sur twitter une lettre ouverte à sa fille, Marine Le Pen, dans laquelle il invite cette dernière à une rencontre "pour fixer [...] une position commune". Les désaccords entre l'ancien chef du parti et l'actuelle dirigeante ne sont plus des secrets depuis longtemps : le conseil du parti avait même décidé d'exclure M. Le Pen, après une énième sortie médiatique. Aujourd'hui, celui qu'on surnomme le "Menhir" semble s'être assagi et met en garde sa fille contre l'excès de confiance et les affres de la dédiabolisation, des "erreurs d'appréciation".

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Appelant à la "grande réconciliation nationale, avec tous les patriotes", Jean-Marie Le Pen montre sa volonté de se retrouver investi à nouveau dans la direction du parti, et s'insurge contre ses adversaires en son sein, notamment Steve Briois.

Dans le cas où on lui refuserait l'accès au congrès national du parti, qui se tiendra les 10 et 11 mars prochains à Lille, il brandit la menace d'une "bagarre de rue", qui pourtant semble déjà s'être installée dans la famille Le Pen depuis un moment... Après la défection de Marion Maréchal, suite à l'échec du FN au second tour de l'élection présidentielle de 2017, et même du fidèle Florian Philippot, Marine Le Pen prendra-t-elle le risque de se couper définitivement de celui auquel elle doit la direction du parti ?

Marine Le Pen l'affirme : elle pourrait soutenir un autre candidat en 2022

Serait-ce la fin de la dynastie Le Pen ? La présidente actuelle, Marine Le Pen, a laissé entendre qu'elle pourrait ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2022. "Moi, je me bats pour des idées. Je ne me bats pas pour ma carrière personnelle", a tenu a préciser Mme Le Pen.

Le Congrès du Front National, qui se tiendra les 10 et 11 mars prochains, seront l'occasion de prendre la température auprès des adhérents du Front.

Pour quel mode de désignation du candidat le Front National optera-t-il ? "Nous ne sommes pas assez stupides pour organiser des primaires", lâche la présidente, les qualifiant au passage de "suicide collectif". Pour rappel, les primaires organisées par les Républicains ou au PS ont joué un rôle majeur dans la défaite de ces derniers en mai 2017, à cause de la polarisation que ce mode de désignation entraine.

Alors, quel avenir pour le Front ? Si certains estiment, après la défaite de sa candidate au second tour contre Emmanuel Macron, qu'il doit faire peau neuve, d'autres pensent au contraire à se focaliser sur les fondamentaux et rejoindre la ligne de l'ancien président Jean-Marie Le Pen.