Qu'est-ce qui attend les nouveaux chômeurs ? Le projet était encore peu clair ces dernières semaines, mais on sait désormais un peu plus à quelle sauce les chômeurs vont être mangés. Après vouloir réformer la Société Nationale des Chemins de Fer [VIDEO]ou encore le Baccalauréat [VIDEO], le Gouvernement s'attaque à un autre gros chantier, celui de la réforme de l'assurance-chômage. Aujourd’hui, le nombre de chômeurs en France est de 9.7% et concerne donc plus de 2.7 millions de personnes. Retour et explication sur un nouveau chantier du gouvernement déjà vivement critiqué par l'opposition.

Réforme de l'assurance-chômage : un accord avec les partenaires sociaux

Le Ministre du travail Muriel Pénicaud a donc dévoilé ce matin dans une interview accordée au journal hebdomadaire Le Parisien - Aujourd'hui en France les mesures que le gouvernement a retenu pour faire une peau neuve à l'Unédic, l'association chargée par délégation de service public de la gestion de l'assurance-chômage en France et qui coopère avec Pôle emploi.

Première mesure phare : l'indemnisation des démissionnaires et pour les indépendants. Cette mesure est une promesse du candidat Macron. "Pour la première fois, on va créer un droit pour ceux qui veulent mener un nouveau projet professionnel : créer son entreprise ou changer de métier" a-t-elle déclaré à propos de cette première mesure. En effet, les personnes souhaitant démissionner et ayant un projet professionnel derrière pourront se voir attribuer cette assurance. Le but est de créer de nouveaux emplois et de motiver les citoyens.

À propos des indépendants en liquidation judiciaire, ils recevront une allocation de 600€ pendant 6 mois. Cette cotisation sera financée par la Cotisation Sociale Générale.

Enfin, autre mesure, la taxation des entreprises utilisant des contrats courts (type CDI). Ce point risque de ne pas forcément aboutir puisqu'il s'agit d'un des points importants du blocage des partenaires sociaux.

Trois réformes en une

En réalité, la réforme de l'allocation - chômage comporte plusieurs volets. Le gouvernement veut aussi réformer l'apprentissage, une fillière qui à mauvaise presse. Enfin, la formation professionnelle sera elle aussi réformer en tant et en heure afin de continuer le chemin commencé par la réforme du code du travail.

A contrario du Code du travail, ce projet de loi sera votée selon la procédure normale avec débat à l'Assemblée nationale et au Sénat, de quoi rassurer les partenaires sociaux. Cependant, comme l'avance la députée PS Valérie Rabault, cette réforme risque d'exclure beaucoup de personnes de l’indemnisation.