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Empêtré dans une nouvelle Affaire avec la justice, Nicolas Sarkozy fait l'objet depuis mardi matin d'une garde à vue pour répondre d'un possible financement libyen de sa campagne de 2007... Une accusation accueillie avec stupeur par la droite, mais aussi avec méfiance par l'ensemble de la classe politique française.

Il faut dire que depuis son échec aux élections de 2012 face à François Hollande, Nicolas Sarkozy n'a de cesse d'être poursuivi par les affaires. Entre l'affaire Bettencourt qui se soldera par un non-lieu et l'affaire Bygmalion où il fait toujours l'objet d'une mise en examen, l'ancien président de la République aura eu à essuyer un nombre considérable d'accusations.

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Au point où maintenant à droite, beaucoup ne cachent plus qu'ils y voient un acharnement calculé de la justice.

Quant au reste de la classe politique, les avis se veulent beaucoup plus réservés. « Laisser la justice faire son travail », voilà en quelques mots ce que vous diront l'essentiel des responsables politiques des autres formations.

La droite fait bloc derrière son ancien champion

Du côté du parti Les Républicains en tout cas, on fait bloc derrière l'ancien maire de Neuilly face à ce qu'on estime être une énième épreuve. L'ancien patron de la droite et du centre peut évidemment compter sur de nombreux soutiens, et pas des moindres venant d'une famille politique dont il aura forgé l'histoire récente.

Le patron LR, Laurent Wauquiez, et le président du groupe LR à l'Assemblée, Christian Jacob, sont ainsi montés au créneau pour s'indigner et assurer leur ancien champion d'une confiance sans faille.

Les ténors de la droite républicaine s'inquiètent bien sûr des possibles répercussions de cette affaire sur leur électorat. Hors de question de donc de laisser planer le doute autour d'un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle victorieuse de Sarkozy en 2007. D'ailleurs, même le pourtant pas très sarkozyste Jean-Pierre Raffarin s'est offusqué sur franceinfo de la volonté manifeste pour la justice d'« humilier » l'ancien président.

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De l'extrême-droite à gauche, on s'interroge

Dans les rangs de La République En Marche comme au MoDem, on préfère éviter de se prononcer sur le fond d'un dossier qu'on considère comme nocif pour l'ensemble de la classe politique française. On se contente donc de mettre en avant la présomption d'innocence pour Nicolas Sarkozy et de renvoyer la balle dans le camp de justice.

Et même si côté FN, Gilbert Collard s'est fendu mardi soir d'un tacle à l'endroit de l'ancien Chef de l'État, Marine Le Pen s'est elle pourvue d'émettre un doute quant à l'impartialité d'un des juges d'instruction de l'affaire. La présence de Serge Tournaire apparaît aux yeux de l'avocate qu'elle est comme un élément quelque peu dérangeant.

De quoi donner du grain à moudre à la presse.