Emmanuel Macron s'est longuement exprimé mardi, devant un parterre d'élus locaux, de chefs d'entreprise, de représentants associatifs, et de membres du gouvernement, sur la vision qu'il souhaite porter pour les banlieues. Un projet qui doit s'inscrire dans un vaste programme de cohésion des territoires voulu par l'Exécutif.

Il faut dire que l'événement était particulièrement attendu par les différents acteurs des banlieues.

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Les annonces du Chef de l'Etat devaient permettre de sortir les quartiers de décennies de mise à l'écart pour leur faire retrouver une véritable place dans la République. Et cela, plus encore depuis les constats alarmants révélés par le rapport de Jean-Louis Borloo il y a un mois.

Mais dès l'entame de son discours, Emmanuel Macron a tenu à rappeler qu'il ne s'engagerait pas dans un nouveau plan Marshall.

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Le processus aurait selon lui atteint les limites de ce qu'il pouvait proposer à la société. Le fondateur d'En Marche a affiché sa résolution à aborder le problème d'une façon différente.

L'État en soutien du développement des banlieues

À la présentation d'une nième vague de propositions toutes faites de l'État, Emmanuel Macron a préféré miser sur une mobilisation nationale pour le développement réel des quartiers.

Le président de la République entend ainsi permettre à ceux qui sont directement concernés de se saisir du dossier.

Objectif affiché, disposer d'un cadre réglementaire solide qui permettra de résorber les inégalités entre les territoires. Renforce la présence de l'Etat (justice et police plus efficaces), rattraper le retard dans la rénovation urbaine, assurer un déploiement des équipements plus équitable, combattre les discriminations, remettre l'esprit républicain au bout du jour par l'Education, faciliter l'essor à l'échelle nationale des initiatives qui ont fait leur preuve.

Les acteurs des banlieues en première ligne

C'est donc un travail de longue haleine pour lequel Emmanuel Macron a redit son attachement à s'appuyer sur les acteurs de terrain pour construire des solutions plus pérennes. Des rendez-vous ont d'ores-et-déjà été pris pour les mois juillet et septembre afin de discuter des avancées concrètes qui pourront être faites dans les banlieues.

Une approche pas assez ambitieuse que regrettent nombre d'élus qui avaient espéré un engagement plus conséquent de la part du gouvernement.

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Un abandon même pour certains qui estiment que le problème des banlieues est botté en touche par le Chef de l'État. Une position que ne partagent les membres du gouvernement qui y voit plutôt un prolongement de la politique sociale lancée depuis le début de l'année par le président de la République.

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