Reçus mardi par Emmanuel Macron à l'Elysée pour jeter les bases d'un "nouveau contrat social", les huit leaders des principales organisations syndicales et patronales ont reconnu une approche plus consensuelle de l'Exécutif. Une séquence dans laquelle beaucoup veulent voir le précurseur d'un tournant dans la politique du gouvernement.

Ils étaient tout sourire à la sortie de leur rencontre avec le président de la République qui leur aura finalement accordé trois bonnes heures au lieu des deux comme initialement prévu.

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La preuve sans doute qu'Emmanuel Macron et les huit représentants sociaux avaient énormément de choses à se dire, loin des postures qui avaient jusque-là jonché le train quotidien de leur relation.

Les critiques, le Chef de l'Etat a, semble-t-il, su les prendre en considération en estimant "qu'il n'avait pas écouté beaucoup", comme l'a joyeusement souligné le numéro un de la CGT Philippe Martinez. Comme annoncé dans son discours devant le Congrès il y a une semaine, Emmanuel Macron a donc sollicité de s'appuyer davantage sur les partenaires sociaux à l'avenir.

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Les partenaires sociaux satisfaits sur la forme

Et déjà, pour certains dont le président de la CPME, François Asselin, ou le secrétaire général FO, Pascal Pavageau, on se dit qu'on pourrait sans doute assister à "un après 17 juillet" différent dans le dialogue avec l'Exécutif. Pour le président de la CFTC, Philippe Louis, le président de la République s'est en effet montré "disposé" à rendre toute leur place aux corps intermédiaires.

Les partenaires sociaux se sentent écoutés et considérés par le locataire de l'Elysée, même si on montre une pointe de méfiance sur le fond des dossiers. Aucun des chefs de file du Patronat et des syndicats ne s'est ainsi aventuré à entrer sur le détail des futures réformes. Prudence oblige, le président de la CFE-CGC, François Hommeril a lui redouté un retour au galop du naturel.

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Le fond attendu en septembre

En effet, si Emmanuel Macron s'est contenté de renouer le lien avec les partenaires sociaux cet été, les choses sérieuses ne viendront qu'en septembre, avec des chantiers lourds tels celui de l'assurance chômage pour laquelle syndicats et patronat définiront de nouvelles règles. Contrats courts, retour à l'emploi, santé des salariés, conditions de travail, rien ne sera mis de côté même si les détails restent flous.

Les partenaires sociaux souhaitent, pour leurs travaux, voir la lettre de cadrage du gouvernement leur donner plus de souplesse en étant la plus large possible. Pour finir, le successeur de Mailly ne s'est lui pas privé d'un tacle au président en affichant son malaise et celui nourri par les travailleurs vis-à-vis de l'action de l'Exécutif.

De quoi annoncer une rentrée explosive.

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