Alors qu'il reste un peu moins de trois semaines avant le premier tour du 15 mars prochain, la campagne des élections municipales à Paris bat plus que jamais son plein. Avec Anne Hidalgo (24%), Rachida Dati (22%) et Agnès Buzyn (19%), trois figures se détachent actuellement en tête des intentions de vote selon un sondage Ifop-Fiducial paru dimanche 23 février. Des candidates qui, depuis quelques jours, ont laissé émerger les grandes lignes de la politique qu'elles entendent mener à leur arrivée dans les couloirs de l'Hôtel de ville de la capitale.

Anne Hidalgo satisfaite de son bilan

Candidate à sa succession, la maire socialiste Anne Hidalgo n'hésite pas à plébisciter son bilan à la tête de la mairie de Paris et pointe un certain conservatisme chez ses principales rivales.

L'édile s'oppose farouchement à l'armement de la police municipale, dont elle verrait plutôt le nombre passer de 3400 à 5000 agents au cours de ce nouveau mandat. Dans le même temps, elle souhaite créer une agence parisienne de travail d'intérêt général pour les mineurs délinquants et promet d'allouer un milliard d'euros par an au budget de la propreté à Paris : une mesure qui s'accompagnera d'une plus forte sensibilisation des citoyens avec des hausses d'amendes.

Rachida Dati pour plus de sécurité

Mais, du côté de Rachida Dati, le compte n'y est pas puisqu'elle entend bien répondre à deux des préoccupations majeures des Parisiens que sont "la tranquillité et la propreté". Elle souhaite ainsi pouvoir armer les agents de police municipale et leur dédier une ligne téléphonique directe afin qu'ils soient plus accessibles pour les habitants.

La candidate Les Républicains prévoit également de faire passer à 4 000 le nombre de caméras de vidéosurveillance (1 360 actuellement), et d'investir 70 millions d'euros sur trois ans pour moderniser les machines et ainsi mécaniser de nombreuses tâches comme le service de nettoyage de la voirie au moyen de l'intelligence artificielle.

"Ville propre et sécurisée" pour Buzyn

Pour Agnès Buzyn, "propreté" et "sécurité" seront véritablement au coeur de cette campagne pour les municipales de mars 2020 après six années d'Anne Hidalgo. Et si elle a repris des éléments du programme de Benjamin Griveaux, son initiative de "service public du maintien à domicile" pourrait bien finir par faire mouche.

L'ex-ministre de la Santé soutient l'armement de la police municipale accompagné du port d'une caméra piétons par patrouille, de même que l'idée d'un "manager de rue" par quartier, la perspective d'une décentralisation de la gestion de la propreté au niveau des mairies d'arrondissement, ou encore le ramassage des ordures entièrement confié au Privé.

Villani mise tout sur l'écologie

Dans le camp du candidat dissident de La République en Marche, Cédric Villani, on n'en est pas en reste, avec un programme d'investissement de 8,5 milliards d'euros présenté lundi sur le financement de ses mesures. Plus de la moitié, soit 4,9 milliards d'euros, sera concentrée sur la transition écologique dont il fait depuis des semaines son cheval de bataille avec des "quartiers apaisés végétalisés", des investissements dans la rénovation thermique, ou encore le "métro du XXIe siècle" avec des lignes automatisées.

Donné en 5e position avec 9% d'intentions, le député de l'Essonne promet de s'attaquer à "l'administration parisienne" ou de confier circulation et propreté aux bons soins de l'intelligence artificielle.

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