Ce 18 août a été annoncée l'obligation du port du masque en entreprise afin de limiter la propagation du coronavirus. Identifiées comme étant des lieux particulièrement propices à la propagation du virus, les entreprises et leur employés ont l'obligation de s'adapter. Pourtant, elles n'apprennent qu'aujourd'hui les modalités et les conditions de l'application de cette règle. En effet, des dérogations sont possibles en fonction de la zone géographique concernée.

La carte coronavirus, boussole pour les dérogations

Emmanuel Macron et son gouvernement ne manquent pas de travail en cette fin d'été. La rentrée approche à grands pas et l'exécutif communique tous les jours, parfois de manière contradictoire, pour faire se dérouler au mieux cette rentrée, dans le contexte de crise que l'on connaît.

La circulation du virus et plus particulièrement la vitesse de circulation du Coronavirus est une donnée scrutée par les experts médicaux, les politiques et plus largement les citoyens. Elle permet d'identifier les zones géographiques dans lesquelles le Covid-19 se transmet davantage par rapport à d'autres. Ici, ce sont les départements qui sont différenciés, 19 nouveaux ont été désignés zones rouges le 27 août. C'est donc par département que les entreprises pourront demander ou non une dérogation concernant le port du masque de leurs salariés.

Masques quasi-systématiquement obligatoires dans les zones où le coronavirus circule activement

La localisation de l'établissement ou de l'entreprise sera ainsi la condition de la demande de dérogation des patrons.

Le protocole nationale proposé par le ministère du Travail aux partenaires sociaux laisse peu de place au doute. Moins le covid circule et progresse dans un département donné, moins une entreprise devra réunir de conditions pour autoriser partiellement de travailler sans masque. A l'inverse, si un département est classé comme rouge donc propice à la circulation du Coronavirus, un grand nombre de conditions seront nécessaires pour espérer obtenir une dérogation.

Dans le cas où elle est accordée, les travailleurs pourront enlever leur masque de façon périodique et continuer leur activité mais ne pourront en aucun cas s'en dispenser totalement. Il ne sera donc pas possible, même dans ce cadre dérogatoire exceptionnel, d'effectuer une journée de travail complète sans masque.

L'objectif est clair : contenir le coronavirus et éviter absolument un reconfinement.

Quelles conditions sont nécessaires pour éviter l'obligation ?

L'augmentation de clusters en milieu professionnel alerte et renvoie à une problématique d'organisation pour les chefs d'entreprises, soucieux de faire revenir les salariés pour lesquels le télétravail est impossible ou improductif. Les masques pourraient eux rendre certains travailleurs moins productifs, en fonction de la nature de leur poste. Les infrastructures, l'adaptation des locaux conditionneront les exceptions. Ainsi, dans les zones rouges telles que l'Île-de-France la présence d'une ventilation ou d'une aération avec d'une maintenance seront nécessaires à l'évitement de l'obligation absolue.

De plus, seront indispensables des vitres entre les postes de travail, une politique interne de prévention ainsi que des distributions de visières. Enfin, des locaux de grand volume avec extraction d'air haute et ventilation mécanique avec un périmètre de 4 mètres carrés au minimum par salarié seront des conditions à la demande de dérogation.

Les zones vertes quant à elles devront réunir les quatre premières conditions évoquées juste au-dessus.

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