Avec les mesures de confinement liées à la pandémie de Coronavirus, il est parfois difficile d'occuper ses journées. Si de nombreux Français en profitent pour se découvrir une passion pour le running d'autres, ont trouvé un autre moyen pour s'occuper : scruter le comportement des autres. Le concept est assez simple, il suffit de se mettre à sa fenêtre et en ensuite de faire le "17" puis de dénoncer le comportement des autres. Aujourd'hui, les commissariats et gendarmeries doivent faire face à un grand nombre d'appels. Dans les grandes villes de France, 70% des appels reçus concernent de la délation de non respect des règles de confinement : "Les gens dénoncent des enfants qui jouent dans la rue, un voisin qui a sorti 5 fois son chien, un barbecue entre amis… ", le syndicat Alternative Police a-t-il précisé à France Info.

Une véritable chasse aux sorcières

La police et la gendarmerie a presque envi de dire stop à la délation. Selon certains témoignages reçus, le phénomène prend beaucoup d'ampleur notamment grâce aux réseaux sociaux. Le compte "Fallait pas supprimer", invite les internautes à recenser les politiques, journalistes ou célébrités qui ont quitté les grandes villes à l'annonce du confinement. En scrutant les réseaux sociaux de ces personnes médiatisées les Français contactent les forces de l'ordre, photo à l'appuie. Ces dernières perdent un temps fou en se déplaçant pour constater les faits.

Au-delà de la perte de temps c'est aussi le sentiment de peur, de vengeance, qui peut potentiellement apparaître.

En effet, on ne fait plus confiance à son voisin de palier et on devient rapidement méfiant de tout et de tout le monde. Ce sentiment est renforcé avec le fait que l'on ne peut pas sortir de chez soi. Si le président de la République avait annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai, cela semblerait presque impossible.

On est loin du devoir civique

Selon Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative police, les Français ont l'impression qu'en accomplissant des actes de dénonciations de faire un geste citoyen ce qui est loin d'être le cas : "Ils se croient investis d’une mission et pensent aider la police", relaie 20 Minutes.

Ce qui est évidemment loin d'être le cas. Le fait de dénoncer ses voisins ne fait que renforcer un sentiment de méfiance mais aussi l'isolement social. La confiance disparait et les contacts aussi.

La police et la gendarmerie tentent évidemment de lutter contre les infractions et limiter la propagation de la pandémie.

Parfois, cela peut prendre de grandes proportions comme cette septuagénaire qui a été verbalisée alors qu'elle venait rendre visite à son mari. On rappelle à nos lecteurs que c'est en restant chez soi qu'on sauve des vies.

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