Le Coronavirus fait de nombreuses victimes, a l'heure où nous écrivons cet article ce sont plus de 3 millions de personnes qui ont été testés positives au coronavirus et plus de 211 000 ont tragiquement perdu la vie globalement ce mardi 28 avril. On parle énormément des hôpitaux qui sont submergés par le nombres de patients mais aussi le nombre de décès. Également, les morgues et crématoriums ne peuvent pas suivre et le traitement des morts laissent à désirer. Inutile de jeter la pierre à qui que ce soit mais les patients en fin de vie meurent seuls, les enterrements ne sont pas autorisés et des morgues temporaires sont créés pour faire tenter de soulager les autres établissement.

Néanmoins, selon les informations relayées par Mediapart, la morgue temporaire de Rungis choque et créé la polémique.

Covid-19: la morgue temporaire de Rungis créé la polémique

L'information a été relayée ce samedi 25 Avril par les journalistes de Médiapart. Dans leur article publié ce sont plus de 1300 corps qui sont passés de façon temporaire par le morgue de Rungis. L'objectif étant d'éviter que les autres structures funéraires d'Ile-De-France, une des régions les plus touchées par la pandémie, ne soient saturées. Néanmoins, le respect des personnes qui ont perdu la vie semblerait être inexistant et les corps seraient exposés dans des conditions très limites.

Toujours selon les informations relayées par Mediapart, la presse n'est pas autorisée à accéder aux entrepôts de la morgue temporaire de Rungis.

Il faut dire que lorsqu'on y découvre les détails de la gestion des corps, il faut avoir le coeur bien accroché. Tout d'abord on y apprend que les cercueils sont déplacés au transpalette. « C’est une image très violente. Mais ça ne dure que 15 mètres, le temps de la première prise en charge et de la désinfection des cercueils. Vous imaginez la bombe sanitaire qu’on a créée à Rungis ? », a déclaré l’opérateur OGF.

Payer pour venir se recueillir...

Pour les proches, il est bien difficile de faire le deuil. Dire au revoir à un être cher n'est jamais facile mais en cette période de confinement et suite aux mesures qui sont prises pour limiter la propagation de la pandémie, nombreuses sont les familles qui ne peuvent pas s'approcher des personnes en fin de vie.

Dans la morgue temporaire de Rungis, il est possible de venir se recueillir a condition de payer sous forme de forfait 55 euros pour « une heure maximum » pour les familles dans un espace de recueillement ainsi que de payer un "forfait de 6 jours" à 159 euros pour la conservation du cercueil. Ahurissant. Quand le ministre de l'Intérieur a appris que c'était un organisme privé qui gérait cette morgue temporaire, il a jugé inadmissible que les familles aient à payer pour venir se recueillir. Il a ainsi demandé plus de contrôles et a déclaré : "Il me semble anormal que les contraintes liées à la situation de confinement et à des mortalités massives soient imputées financièrement aux familles".



Le dirigeant de l'OGF, le groupe de services funéraires, a déclaré prendre toutes les charges financières à son compte jusqu'à la fermeture de la morgue suite à cette polémique, selon des informations de 20 minutes relayées le 10 avril.

Alors que de nombreuses associations ou personnalités font leur maximum pour venir en aide aux uns et autres, certains préfèrent profiter de la situation. Néanmoins, cela pourrait être bien pire après le confinement où l'intérêt individuel pourrait prendre le pas sur l'intérêt général. Du côté du gouvernement certains se montrent inquiets par les décisions prises face à la crise du coronavirus.

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