Comet est né grâce à 4 ingénieurs : Arnaud Aubry, Valentin Cordier, Charles Thomas et Joseph Wiel, en 2016. Leur mission: mettre en relation des grands comptes avec des freelances du monde de la tech et de la data. En 48h, cette plateforme offre la possibilité de trouver un candidat freelance sur mesure pour ces entreprises.

Spécialisée dans le monde de l’high-tech (développeurs web, data scientists, data analysts etc), Blasting News a souhaité en savoir davantage sur cette plateforme très en avance sur le télétravail, une méthode totalement démocratisée à l’heure actuelle. Pour en parler, le directeur marketing de cette start-up, Yoann Lopez, nous présente la plateforme Comet en prenant part au projet BlastingTalks, qui consiste à se concentrer sur les challenges auxquels les compagnies font face lors de l’évolution du monde numérique, les profondes transformations socio-économiques et lors de cette période inédite de crise sanitaire.

Comet est une plateforme de mise en relation de freelances de la tech/data avec des grands comptes. Comment est née cette idée ?

Les fondateurs sont des ingénieurs qui travaillaient dans des entreprises de services du numérique (ESN), des agences qui vont placer des consultants développeurs dans des entreprises pour réaliser des projets. Ils se sont rendu compte que beaucoup de choses fonctionnaient mal et qu’il y avait beaucoup d'inefficience dans ce domaine. À partir de là, notre plateforme est née pour replacer l’humain au centre des projets.

Vous promettez “les meilleurs freelances”. Sur quoi se base votre recrutement de freelances ?

Nous allons choisir des freelances que nous avons détecté comme étant des experts dans leur domaine.

Soit par rapport à leur expérience, soit par leur expertise dans telle ou telle technologie. Ensuite, nous allons les incorporer dans notre communauté et leur permettre de qualifier à leur tour des nouveaux entrants pour faire grandir notre plateforme.

Lors du confinement, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, le travail en freelance est-il devenu une solution pour certaines personnes ?

Nous avons remarqué que beaucoup de personnes se sont posées des questions dès le premier confinement quant à leur volonté ou non de continuer à faire le travail qu’elles font. D’autres situations concernent des personnes qui ont vécu malheureusement des licenciements. Concernant notre domaine d’expertise, le monde de l’IT, les métiers concernés sont très demandés notamment celui de développeur web où le marché est en tension.

L’avantage du métier de freelance dans ce domaine fait que les personnes ont moins de difficultés pour trouver du travail. Ils peuvent notamment trouver des missions en télétravail. Le chômage partiel a permis à certaines personnes de prendre un peu plus de temps de réflexion sur le sujet, de tester de nouvelles options, sans prendre trop de risques.

Votre entreprise semblait déjà adepte du télétravail avant la crise actuelle, avez-vous cependant connu des changements dans votre mode de travail ?

Dès le lancement de Comet, nous nous étions dit que nous serions toujours d’accord pour employer des personnes qui n’habitaient pas forcément à Paris. Bien que nous ayons notre bureau dans la capitale, des employés de Comet vivent en Corse, d’autres à Bruxelles etc.

Très rapidement nous avions développé toute une infrastructure pour avoir des méthodes de travail propices au télétravail.

Dans le monde de la high tech les gens sont d’ailleurs des précurseurs sur cette méthode et nous avons donc tenté de pousser nos clients au télétravail. Pour certaines entreprises avec lesquelles nous travaillons, notamment celles du CAC 40 n’ont pas forcément la culture du télétravail ou les infrastructures nécessaires. Nous avons réalisé beaucoup d'ateliers avec ces entreprises pour leur montrer comment nous le faisions en interne afin qu’ils puissent pratiquer ce télétravail avec nos freelances.

Cette tendance a en effet été accélérée avec le confinement. J’imagine que nous n’irons pas vers du 100% télétravail pour toutes les entreprises mais je pense que de plus en plus d’entreprises accepteront de travailler avec des freelances en remote (télétravail, ndlr).

Vous mettez les freelances en contact avec de grandes entreprises du CAC 40, comment avez-vous gagné la confiance de ces grandes entreprises au fil des années ?

Lorsqu’on commence une relation avec une entreprise, cette dernière va tout de même réaliser certains tests et des entretiens avec le freelance. Au fur et à mesure que ces entreprises constatent qu’on leur fournit des freelances de qualité, la confiance se crée. Il s’agit ensuite de voir si la personne va bien s’intégrer dans les équipes. Il faut tout de même s’assurer d’un certain niveau technique et humain car ce sont souvent des missions longues autour des trois mois. Nous faisons gagner aux grandes entreprises énormément de temps sur la recherche et la préqualification.

Vous promettez aux entreprises de se réinventer, par quels moyens ?

Notre constat reste le suivant : l’avantage d’un freelance est qu’il est souvent passé par plusieurs entreprises, il a appris différentes méthodes et a potentiellement travaillé sur des innovations singulières. Il peut ainsi transférer ces nouvelles techniques d’une société à l’autre. Le freelance a dans la majeure partie des cas un parcours intéressant pour ces entreprises.

Par ailleurs, le fait de commencer à travailler avec quelques freelances permet aux sociétés de tester une idée sans forcément embaucher une nouvelle équipe. Cela leur donne une certaine flexibilité pour accélérer leur innovation.

Vous comptez parmi vos clients des entreprises d’envergure internationale comme L’Oréal ou Deezer mais aussi des médias comme Konbini, quels sont les critères qui vous poussent à ces choix ?

Aujourd’hui à notre taille, l’avantage de travailler avec ce type d’entreprises c’est qu’elles ont souvent plus de moyens. Elles sont parfois en train de se réinventer d’un point de vue technologique comme pour L’Oréal ou LVMH qui sont des précurseurs dans cette réinvention. Nous recherchons surtout des entreprises qui ont des moyens et qui sont sur des problématiques numériques assez fortes. Ce qui est assez courant dans l’état actuel du marché, les entreprises font beaucoup plus d’efforts depuis la crise pour remettre la technologie au centre de leur activité.

Suite à cette crise sanitaire, avez-vous fait des constats spécifiques ?

Des perspectives de nouveaux projets sont-ils nés ?

Après avoir constaté un écroulement de notre chiffre d’affaires entre mars, avril et mai, nous l’avons ensuite multiplié par deux en septembre 2019. Les entreprises sont aussi plus flexibles avec les freelances aujourd’hui. Il y a eu également une prise de conscience autour du numérique, cela devient nécessaire pour plusieurs sociétés s’il veulent faire face à de nouvelles crises.

Pour ce qui est de nos projets, nous allons lancer un produit pour permettre à des entreprises ou des agences d’avoir un outil qui leur offre une mise en relation directe avec nos freelances à travers un abonnement.

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