Hier avait lieu la cérémonie rendant un ultime hommage à Johnny Hallyday décédé le 6 décembre dernier. [VIDEO] Celle-ci était visible sur nos écrans afin de permettre à toute la France de participer à cet au revoir. Etaient également présents de nombreuses personnalités [VIDEO] dont les deux anciens présidents Hollande et Sarkozy. A l'occasion Macron avait l'opportunité de pouvoir s'approcher du cercueil du chanteur. Mais les téléspectateurs attentifs et observateurs auront remarqué un détail particulier. En effet, Emmanuel Macron a bien faillir bénir le cercueil. Mais l'absence de ce geste symbolique a sûrement évité une importante polémique.

Explications.

Le choix de Macron face au cercueil de Johnny

Macron pouvait se comporter de différentes manières face au cercueil. Il pouvait l'asperger d'eau avant de réaliser un signe de croix ou bien simplement faire un autre geste de son choix. Notre président a fait ce second choix. Il a ainsi tout simplement posé ses mains sur le cercueil blanc. A noté que la couleur de ce dernier faisait directement référence à celui dans lequel avait été disposé le corps d'Elvis Presley. Ainsi, par son geste, Macron a décidé de ne pas bénir le cercueil.

Macron ne voulait pas soulever de polémiques

L'absence de ce geste trouve tout simplement son explication dans la loi française. Il s'agit plus précisément de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Celle-ci dispose que l'Etat doit désormais adopter un caractère laïc. De ce fait Macron, dans l'esprit de cette loi, n'a pas souhaité réaliser un geste à caractère religieux. S'explique ainsi également le fait que Macron ait réalisé son discours en hommage au chanteur en dehors de l'église de la Madeleine. Et pourtant notre président à bien failli faire le geste. En étudiant attentivement les images on remarque qu'il était à deux doigts de créer la polémique. Finalement le président a simplement décidé de poser ses mains sur le cercueil du défunt. Mais cette simple hésitation a permis aux médias de soulever les questions à propos de la manière dont doit être interprétée la loi de 1905. Les débats autour celle-ci restent nombreux et sont souvent sujets d'affrontements politiques. Chaque année revient ainsi la question relative à la place des crèches dans l'enceinte de lieux publics. Entre traditions et respect du principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat de possibles polémiques peuvent resurgir à tout moment.