Ce mardi 19 novembre, en direct du plateau de l’émission Touche Pas à Mon Poste, l’animateur et producteur de télévision français Cyril Hanouna a annoncé publiquement qu’il avait été mis en examen par le tribunal de grande instance de Paris. L’homme de 45 ans aurait diffusé une fausse information à laquelle la maison de production de l’émission Les Z’amours diffusée sur France 2, aurait très mal réagi.

TPMP, un plateau à vives polémiques

C’est bien connu, le présentateur Cyril Hanouna appelé affectueusement "Baba" par ses "Fanzouzes" adore soulever de grosses polémiques dans son émission Touche pas à mon poste. Cette production dans laquelle Cyril Hanouna et ses chroniqueurs plaisantent, critiquent et analysent les actualités du moment est un succès incontesté.

A l’envers du décor, c’est aussi difficile pour certaines personnalités qui vont jusqu’à la considérer comme une séance d’humiliation publique. Après quelques protestations, Cyril Hanouna avait été mis en garde contre certains dérapages qu’il disait être de l’humour et de l’autodérision.

En février 2016, Julien Cazarre avait porté plainte contre l'animateur et une de ses chroniqueuses, Enora Malagré. Ce chroniqueur humoriste sur Canal+ Sport, disait avoir été menacé de violences physiques. Rapidement, soit une semaine ensuite, c’était au tour de Arnaud Ramsay de CNews d’emboiter le pas à son confrère.

L’affaire sera réglée à l’amiable entre les parties. Elle était restée sans suite.

En avril de la même année, le magazine Society publiait une enquête menée sur l’animateur vedette de C8. Selon ce rapport de 8 pages, M. Hanouna serait un personnage "tyrannique vicieux et colérique", qui aurait une emprise sur ses collaborateurs. Cette parution sera contestée par les sympathisants de Cyril Hanouna.

Le 23 novembre 2016, le CSA avait fini par lancer une procédure de sanctions contre l’émission TPMP et Cyril Hanouna pour les humiliations faites, tant envers ses chroniqueurs qu'à ses invités.

En 2017, l'animateur de l’émission de télévision et de radio est condamné à une amende de 2000 euros après des canulars téléphoniques. Via "Radio Baba", Cyril Hanouna s'était fait passer pour un inspecteur de police enquêtant sur un trafic de chaussettes en cuir. Malgré l’humour évident de la fausse enquête, la bonne réaction des policiers et des téléspectateurs, une enquête de police avait été ouverte pour "appel malveillant et usurpation d'identité".

La brouille avec la société Sony Pictures

En février 2018, dans un échange entre Gilles Verdez et Cyril Hanouna concernant les tarifs des émissions de télévision, ils avaient affirmé avec certitude qu’un numéro des Z’amours était vendu 70 000 euros à France 2.

Pourtant, le coût de production de cette émission comme de nombreuses autres, ne dépasserait les 10 000 euros. Cette révélation est une pilule difficile à passer chez Sony Pictures, productrice de ces nombreuses émissions décortiquées sur le plateau, parmi lesquelles le célèbre jeu diffusé sur France 2.

Ce mardi 19 novembre dernier, Cyril Hanouna a donc annoncé qu'il avait été convoqué par le tribunal correctionnel de Paris pour une mise en examen. Choqué, l’animateur a déclaré qu’il était accusé pour avoir porté des allégations ou des imputations de faits portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la société de Sony.

Un an et plusieurs mois après les faits, la société a décidé de porter l'affaire en justice. La personnalité TV de l'année 2016 a relativisé l’affaire, considérant cette plainte comme un acte de paranoïa et un coup de pression.

Que risque réellement Cyril Hanouna ?

Dans l’émission du mercredi 20 novembre, Maître Roland Perez, avocat spécialisé dans le droit des médias, était l’invité de TPMP. L’homme de loi devait expliquer aux téléspectateurs les risques encourus par leur 'Baba'.

« Ils auraient pu dire que vous vous étiez trompés, que ce n'était pas le bon prix. Mais une fausse infirmation n'est pas une diffamation", a indiqué le magistrat.

Aussi, la société de production des Z'Amours avait tout simplement le droit de contester la fausse information en apportant un droit de réponse, un démenti après ces dires.

Ce pronostic a ravi la coqueluche des "fanzouzes", soulagée de savoir qu’avec Gilles Verdez, ils pourraient s’en sortir sans la moindre sanction.

« À partir du moment où on ne les a pas accusés d'une incrimination pénale, on n'a pas mis en cause leur honneur, donc il n'y a pas de diffamation », a insisté le conseil.

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