La philanthropie moderne présente un visage nouveau. Les nouveaux philanthropes sont des hommes d'affaires richissimes, des capitaines d'industrie aux fortunes colossales, comme Bill Gates, le fondateur de Microsoft. Ils opèrent leurs oeuvres caritatives le plus souvent par l'intermédiaire de fondations. Par exemple, dans le cas de Bill Gates, ce dernier a fondé la Bill & Melinda Gates Foundation, par le biais de laquelle il lutte contre la pauvreté dans le monde, aux côtés de son épouse Melinda.

Qu'est-ce que la philanthropie ?

Mais qu'est-ce que la philanthropie moderne ? On peut la définir en la distinguant de la charité.

Le don généreux et altruiste a toujours existé. La religion chrétienne a toujours fait de la charité une de ses vertus cardinales. Mais la philanthropie se distingue de la caritas en ce sens qu'elle cherche à avoir une portée beaucoup plus grande, voire planétaire. Il ne s'agit pas seulement de venir en aide aux pauvres de sa communauté, comme dans le cas de la charité, mais de servir l’humanité.

Les causes privilégiées par les philanthropes

Par le fait même que les philanthropes ont pour ambition de servir le genre humain dans son ensemble, ils ont pour vocation de s'attaquer à de grands fléaux sociaux qui touchent tous les pays, aux quatre coins du globe. On l'a vu, la fondation de Bill Gates s'attaque à la pauvreté.

Mais on pourrait aussi citer l'exemple de l'accès aux soins ou à la scolarité et, bien sûr, étant donné l'urgence climatique contemporaine, la pollution.

Les modalités d'action des philanthropes

La philanthropie se distingue aussi de la charité par ses modalités d'action. Les fondations, contrairement aux particuliers qui expriment leur charité par des dons à des organismes caritatifs, se focalisent plus souvent sur l'investissement à long terme : elles financent des projets qui à terme sont censés contribuer à résoudre le problème auquel elles s'attaquent.

Des mobiles liés à l'intérêt personnel ?

Certains reprochent aux philanthropes d'être motivés par l'intérêt personnel. Il ne s'agirait donc pas seulement de faire le bien d'autrui, ou plutôt, il s'agirait de faire le bien d'autrui à des fins personnels. Pire encore, il s'agirait d'une forme machiavélique de l'égoïsme puisque, dans certains cas, les philanthropes utilisent leurs dons pour dissimuler des revenus et les faire échapper à la taxation.

Dans ces cas extrêmes, la philanthropie a même l'effet inverse de ce qu'elle est censée promouvoir puisque, au lieu de servir l'intérêt général, elle le dessert : ainsi, lorsque la philanthropie a pour fonction de faire échapper des revenus à l’impôt, la manoeuvre prive l’Etat de sommes qu'il aurait pu utiliser pour financer des services publics. Mais, dans l’immense majorité des cas, il faut reconnaître que la philanthropie profite aux personnes concernées. Et peu importe si ces actes de générosité sont effectués à des fins personnelles : l'important ce sont les progrès sociétaux que de telles actions permettent d’encourager.

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