Parler ouvertement de médias soustrait éventuellement de s'informer de la manière la plus facultative qui puisse être. Dans un contexte bien régulé par des données journalistiques, le récepteur conçoit l'information telle qu'il pourrait le recevoir.

Le Cameroun, pays démocratique et souverain depuis belle lurette, s'offre dans une partialité commune, la faculté de pouvoir s'ériger en pays de paix et d'expression libre. Ceci dans les règles de déontologie et de respect des institutions. C'est ainsi qu'en 2018, ce pays multiculturel communément surnommé "l'Afrique en miniature", a organisé l'élection présidentielle avec au final une victoire écrasante du président sortant S.E.

Paul Biya (RDPC).

Cette victoire donc s'est soldée avec un pourcentage de 71,28 %, soit 2.521.384 votants pour le leader du RDPC, et de celui qui le secondait Maurice Kamto (MRC), compris à 14,23%, soit 503.384 votants. Toutefois, avant la proclamation des résultats, le candidat du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) s'est déclaré vainqueur et à aussitôt fait suite à un Hold-Up électoral. S'en s'est suivi une longue plaidoirie (très appréciée des citoyens camerounais) du contentieux électoral au Conseil Constitutionnel.

Les opinions controversées pullulent en majorité dans les médias

Par ailleurs, le double scrutin législatif et municipal s'est quant à lui, déroulé le 9 février 2020 au Cameroun, et a vu une participation quelque peu timide des populations dans certaines régions.

Toujours dans cette même acabit de ne point accepter la confrontation politique, Maurice Kamto a donc décidé (avec ses militants, partisans et sympathisants) de boycotter cette élection.

S'en s'est ainsi suivi une grande cabale de boycott qui n'empêchera hélas pas Elecam (Election's Cameroon) d'organiser ces élections dans la transparence et d'avoir des rapports satisfaisants d'observateurs nationaux et internationaux.

Sur ces entrefaites, un lynchage médiatique a vu le jour sur les réseaux sociaux avec des militants partisans du boycott qui n'ont cessé de mettre en mal ce double scrutin.

Certains médias (pour la plupart privés), ont également relayés des informations non vérifiables aux vues de leurs affinités avec le MRC.

Le leader du MRC a affirmé qu'il n'allait pas aux élections cette année, tant que la guerre au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ne serait pas terminée, pourtant lors de la dernière élection présidentielle de 2018, cette région n'était quasiment pas accessible aux vues de nombreuses tueries par des terroristes.

Le jeu politique, une manœuvre de la manipulation

En outre, ce 26 février 2020, le candidat malheureux de l'élection présidentielle 2018 au Cameroun, s'est offert un bain de foule dans les villes de Douala (Deido) et de Yaoundé; à son retour de nombreux meetings organisés en occident durant la campagne électorale du double scrutin législatif et municipal. "Je demande la libération de Ayuk Tabe et tous les prisonniers politiques. Ils disent que les affaires du Cameroun se gèrent au Cameroun. Mais depuis plus de 10 ans qu'on demande de régler nos problèmes en famille ils s'en moquent. Vous êtes allés aux élections en 2018, ils ont dits qu'ils ont eu 71%, vous êtes restés à la maison en 2020, ils ont eu 14%.".

A-t-on pu lire comme propos dans les réseaux sociaux et certains médias, comme paroles sorties de son grand bain de foule au quartier Deido à Douala.

Ayant décidé de ne pas participer au dernier double scrutin, le Pr Maurice Kamto, n'en démord pas moins lorsqu'il faille lui et son équipe, de donner son point de vue sur cette dernière élection. "Sur un plan stratégique, cette sortie peut être recadrée dans un contexte de démonstration de puissance. L'on peut sans conteste affirmer qu'il est le principal opposant au président Biya. On l'a vu multiplier des meetings en occident durant le déroulement du double scrutin, sans doute pour affirmer sa crédibilité comme véritable alternative aux yeux de ceux-là. Est-ce que cela aura des indications? Nul ne peut le préciser. On peut par contre se poser la question de savoir combien de ses militants ont des cartes d'électeurs? Sa cible reste questionnable, car choisir Deido un quartier populaire, avec une multitudes de badauds qui se rassemblent la plupart du temps pour des bagarres, n'est pas forcément un gage de popularité. Ayant une majorité de populations issues de l'Ouest, ce quartier n'oppose pas une véritable régularité sur la quantification majoritaire de militants camerounais. La ville de Yaoundé par exemple, n'a pas eu une aussi grande effervescence à son entrée dans la cité capitale".

S'est exprimé Moussa Njoya, Enseignant de Sociologie et Politologue.

Médiapart quant à lui a parlé d'une alerte diplomatique le 26 février 2020. L'article est signé de Martin Tajo (par Franklin Nyamsi) intitulé : "Alerte diplomatique et stratégique sur la sécurité du Président élu Kamto". Ce dernier a affirmé que la France a lâché le Président Paul Biya, suivi par les Etats-Unis et ceux-ci seraient en possession d'un dossier judiciaire pour crimes contre l'humanité sur le dos de l'autocrate Paul Biya à l'ONU. Le relai de cette information sans preuves, dénote sans doute de la manipulation ou d'une quelconque appartenance ou d'une sympathie au leader du MRC par l'auteur. Selon le gouvernement, le Cameroun entretient de très bonnes relations avec la France et les Etats-Unis et ne compte pas jusqu'à ce jour, délier ces liens bilatéraux.

Cela s'est démontré avec les communiqués venus du Ministère de la Communication et celui du cabinet de la Présidence de la République, respectivement les 23 et 24 février 2020. Cela suite à un inhabituel échange de l'activiste Calibri Calibro avec le président français au Salon International de l'Agriculture à Paris.

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