Depuis la une du New York Post avec la photo de Melania Trump et Emma Eriksson dénudées, issue du magazine français Max et revendue par Alé de Basseville, l’épouse du candidat fait l’objet d’acharnement médiatique. En fait, sa seule gaffe remonte à son discours lors de la convention qui intronisait son mari : elle avait pompé des phrases entières d’une allocution de Michelle Obama. Sa ghost writer (nègre), Meredith McIver, aurait dû être remerciée, et alors ?

 

Oui, mais son mari tempête contre l’immigration qui priverait ses électeurs de jobs et de meilleurs salaires. Or les photos de Max (dont l’une, non publiée met en scène Melania fouettant Emma) ont été prises à New York, en 1995.

Publicité
Publicité

Melania était alors, vraisemblablement malgré ses démentis, entrée avec un simple visa de touriste. Travail illégal, donc… Visa au nom de Melanija Knavs, qu’elle simplifiera pour celui de Melania Knauss afin de poursuivre sa carrière. Pas de quoi s’affoler, j’avais été moi-même cow-boy deux mois dans l’Illinois en 1969, muni d’un tel visa, sans que le Lions Club local s’en émeuve. Ce n’était qu’un petit boulot lors de mes vacances post-bac. L'essentiel reste que Melania Knauss finit par régulariser sa situation et payer des impôts.

 

Trump affaibli

Où cela se corse, c’est que #Donald Trump, pas plus tard qu’avant-hier, clamait "je vous dirais toujours la vérité". Rappelez-vous ce que cela impliqua pour Bill Clinton lors de l’affaire Monica Lewinsky : il lui fut davantage reproché d’avoir menti que de tromper Hillary. Or, il apparaîtrait à présent que Donald Trump aurait totalement fabriqué le passé de sa troisième épouse.

Publicité

Elle n’aurait fait qu’un an de figuration dans une université milanaise, n’aurait aucun diplôme, contrairement à ce que son site proclamait avant qu’elle ne le ferme. Détail véniel ? Peut-être, mais tout le reste serait falsifié, depuis le récit de sa première rencontre avec Trump, longtemps différé dans sa biographie officielle.

 

Ancienne escorte ?

Là, les choses s’aggravent. Car les extraits de deux livres récents commencent à être publiés dans la presse américaine. Le premier, co-rédigé par deux Slovènes, reste anodin. D’un village communiste de Slovénie à la Maison Blanche (sous-titre de The Inside Story) confirme que Melania a inventé son diplôme, mais laisse aussi penser que Melania connaissait Trump avant leur première rencontre officielle au Kit Kat Club, en 1998. Le second, signé d’un pseudonyme, va beaucoup plus loin. The True Story, sous-titré de la maison de passe (whore house) à la Maison Blanche, laisse entendre que l’agence de mannequins qui employait Melania fournissait aussi des escortes.

Publicité

Son propriétaire, Paolo Zampoli, le réfute totalement. Tout l’historique du couple serait-il arrangé, lissé, travesti ?

 

Ce qui est certain, et se passe de conditionnel, reste que Melania doit sa carrière de mannequin à celui qui est devenu son mari. Elle serait doute restée adonnée aux photos osées, ou rôles d’appoint dans des séries télévisées, mannequin de catalogues de vente par correspondance, sans sa page de couverture dans l’édition espagnole d’Harper’s Bazaar. C’était en Avril 1996, bien avant sa rencontre officielle avec Trump, alors qu’il était encore marié avec Marla Maples (depuis 1993), et Trump lui servait déjà d’agent, laisse entendre la presse. En 2005, définitivement lancée, elle faisait la couverture de Vogue en robe de mariée. Quoi qu’il en soit, succéder à Michelle Obama ne sera pas une mince affaire pour Melenia et l’électorat semble s’en préoccuper au-delà du raisonnable. Car même si la famille Clinton peut laisser à désirer, Trump met femme(s), fils et filles en scène, sur le mode de la famille modèle. Mais si Melania passe pour une slut (sal*pe), ce qui revient dans nombre de commentaires d’internautes, son handicap s’alourdit. Trump avait menacé son ex-concurrent, Ted Cruz, de révéler de vertes et pas mûres sur sa femme, Heidi. Pour Melania, d’autres s’en chargent. Il aurait mieux fait d'épouser Carla Bruni.  #Élections #Etats-Unis