La ville qui ne dort jamais affiche fièrement un taux de criminalité bien en dessous de ce qui a pu être enregistré auparavant. Record historique, "seulement" 290 victimes par homicide ont été comptabilisées pour l'année 2017. Depuis 1950, rien de tel n'avait été vu. Pour 8 millions et demi d'habitants, cela représente un taux de 3,3 pour 100 000 habitants. Un chiffre en constante baisse, dont le chef de la police, James O'Neill, s'est félicité dans une ville qui a vu son taux de meurtres par habitant divisé par 10 en une vingtaine d'années.

Cet élan de faiblesse s'enregistre, comme le constatent les spécialistes, dans un ensemble généralisé.

En effet, dans les villes du vieux continent, comme Paris, on observe une dégringolade du nombre d'assassinats [VIDEO], de plus de 65% entre 1994 et 2013. Pour aller au bout des explications, en neuf ans la ville lumière est passée d'un taux de 4,8 pour 100 000 habitants à 1,5 pour 100 000 habitants, ce qui est respectable. D'autres grandes places européennes font état d'une baisse similaire, comme à Bruxelles, qui franchit même son niveau historique depuis l'après-guerre, les morts du terrorisme n'étant pas inclus dans cette liste.

A quoi peut être due cette chute du taux de criminalité ?

Pour les chercheurs, les évolutions techniques et technologiques ont grandement incité les criminels à fuir au lieu de commettre l'irréparable. Cette diminution générale est d'abord expliquée par l'apaisement des comportements et des mentalités dans notre société.

Outre cet aspect psychologique et émotionnel, les améliorations en matière de sécurité, d'investigations et de recherche de coupables ont participé à ce développement descendant. D'autres facteurs, comme les outils de surveillance, accrus dans les villes depuis une dizaine d'années, semblent être eux aussi assez performants dans la lutte contre les cas d'homicide.

Des cas particuliers, comme la ville de Zurich, qui compte cependant bien moins d'habitants que les principales mégapoles d'Europe, indiquent la marche à suivre, affichant au compteur en 2015 pas plus de 2 victimes dans ses rues, pour un taux de 0,5 pour 100 000 habitants, un succès. Les différents grands points de rencontre en Amérique et en Europe semblent connaître, depuis de nombreuses années, une recrudescence prononcée du crime dans leurs rues. Cependant, d'autres pays, situés en Amérique Centrale et en Amérique du Sud, affichent aujourd'hui des données extrêmement alarmantes quant à la présence criminelle dans leurs rues, venant contraster avec les résultats des pays développés.