Démonstration de la diplomatie à la Trump ce vendredi. Dans une série de tweets, le président américain s’en est directement pris à ses homologues français et canadien, E. Macron et J. Trudeau. Ces derniers, ayant affiché leur complicité lors de leur rencontre à Ottawa ce jeudi 6 juin, se sont exprimés d’une même voix pour contester la politique protectionniste de Trump.

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Les arguments du président américain, qui avait invoqué la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington, ont été jugés « risibles » par le président français et le premier ministre canadien.

Le président américain n’a guère apprécié leur alliance, et à réagit dans une série de tweets dans la nuit du vendredi 8 juin, avant le début du G7. Les négociations s’annoncent donc houleuses, Donald Trump donnant le ton du débat et affirmant sa volonté de défendre sa politique commerciale.

Le président français et le premier ministre américain se sont montrés unis contre la décision de Trump d'imposer des taxes à ses alliés
Le président français et le premier ministre américain se sont montrés unis contre la décision de Trump d'imposer des taxes à ses alliés

« Veuillez dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu'ils font payer aux Etats-Unis des droits de douane massifs et qu'ils créent des barrières non-monétaires. L'Union européenne a un surplus commercial de 151 milliards et le Canada tient à l'écart les fermiers et d'autres. Hâte de les voir demain » a fermement attaqué D.

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Trump.

Il poursuit ensuite dans un tweet attaquant cette fois la politique commerciale de J.Trudeau, écrivant que ce dernier « joue les indignés » mais tient à souligner que le Canada fait payer aux Etats-Unis « jusqu'à 300% sur les produits laitiers », mesure qu’il juge injuste pour les fermiers et qu'il accuse de tuer l’agriculture américaine.

Dans un 3ème tweet, Donald Trump passe désormais à la menace, ordonnant les 2 pays de supprimer leur droits de douanes auquel cas il promet d'aller plus loin qu'eux.

L'Europe à l'unisson

Emmanuel Macron, qui jusqu’alors affirmait sa volonté de ne pas isoler le président américain dans les échanges internationaux, a été l’un des plus critiques quant à la décision de D.Trump d’imposer des taxes sur l'acier et l'aluminium européen. « Cette décision n'est pas seulement illégale, c'est aussi une erreur sur de nombreux points, a déclaré le chef de l'Etat français le 1er juin. Le président français a même évoqué jeudi la possibilité de signer un accord à six sans les Etats-Unis, soulignant qu’Européens et Japonais n’étaient pas prêts à renoncer à tout pour avoir une signature de Donald Trump.

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Ce serait pour lui une erreur de « renoncer à tout pour avoir cette signature » et cela mettrait en danger « la pertinence de ce G7 », a-t-il indiqué. Le président français, qui a promis un front commun avec ses alliés, peut cependant s'inquiéter de ses partenaires allemands et italiens, qui sont plus exposés aux représailles commerciales et seront donc plus susceptibles d'accepter des compromis avec les Etats-Unis.

Des négociations difficiles en perspective

A quelques heures du début du G7, qui se tiendra vendredi 8 et samedi 9 juin à Charlevoix au Québec, les négociations s’annoncent plus que compliqués, chaque côté semblant camper sur ces positions.

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Le président américain déclare être « impatient » de s'entretenir avec le Premier ministre canadien et le président français, avec lesquels il doit avoir des entretiens bilatéraux. Selon Gary Cohn, principal conseiller économique de la Maison Blanche, Trump ne se détournera pas de la ligne protectionniste qu'il a adopté sur les questions commerciales. Le magnat de l’immobilier semble quant bien même fragilisé et marginalisé face à ces 6 alliés commerciaux. Difficile donc, d'imaginer une voix à l'unisson dans un communiqué commun après le sommet prônant un multilatéralisme responsable et une décision commune sur l'accord nucléaire iranien.

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