Le 11 mars 2011, le Japon connaissait l'une des plus importantes catastrophes de son histoire. L'archipel, habitué des aléas naturels, a fait face à un séisme qui a entraîné un désastre d'ordre nucléaire. Cet accident industriel, qui a eu lieu à Fukushima, une préfecture située à plus de trois cent kilomètres de la capitale, reste aujourd'hui l'un des plus importants que le pays nippon ait connu au cours de son histoire.

Publicité
Publicité

Afin d'apaiser les consciences plus de sept ans après le drame, un artiste a décider d'ériger une statue représentant un jeune enfant qui ne porte plus de casque anti-radiations. Cependant, l'initiative n'est pas du goût de tout le monde, car certains s'indignent de voir une telle représentation.

Le Japon reprend petit à petit le pas sur la catastrophe

Cette statue, qui a été construite par Kenji Yanobe, ne parviendra pas à améliorer la réputation de cette zone.

Une statue érigée à Fukushima a suscité une vague d'indignations au Japon.
Une statue érigée à Fukushima a suscité une vague d'indignations au Japon.

En effet, depuis plusieurs années, les habitants de Fukushima tentent d'effacer le passé et de montrer au monde que les choses sont maintenant différentes. Mais l'oeuvre de six mètres de haut a reçu des réactions mitigées suite à sa mise en place, la population dénonçant notamment le caractère effrayant de cette statue. Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas faites attendre : "J’ai vu "Sun child" (nom de la statue), elle fait vraiment froid dans le dos", "je trouve que l’installation aurait dû être annulée".

Publicité

L'indignation est grande à Fukushima, même si certains tentent de positiver et de faire comprendre le message d'espoir que veut renvoyer la statue. Kenji Yanobe, l'artiste à l'origine de cette création, a même publié un document où il présente ses excuses à la population. Dans ce même document, l'artiste de 53 ans explique dans le même temps vouloir "véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir".

Forte division sur le cas Fukushima au Japon

Sept ans après la catastrophe, la vie reprend peu à peu ses droits, même si de nombreux dangers subsistent encore dans cette partie du Japon.

La population souhaite au plus vite tourner la page mais va avoir encore besoin de temps.

La centrale nucléaire touchée par le séisme de mars 2011 a été mise hors-service depuis cet accident. Le plan des autorités est de démanteler la centrale sur quarante ans, ce qui devrait coûter au gouvernement japonais environ soixante milliards d'euros. Cet accident nucléaire est le plus grand du 21ème siècle, et a été classé niveau 7.

Lire la suite